Question Pratique : Doit-on respecter les heures planétaires ?

Arnaud THULY mai 11, 2016 11
Question Pratique : Doit-on respecter les heures planétaires ?

J’ai pu voir suite à mon dernier question/réponse consacré à la pratique Nocturne VS Diurne, que beaucoup de réponses sur facebook (que ce soit sur la page pro, le profil ou sur les partages) considéraient que finalement le respect des heures planétaire était plus important que de suivre la « mode culturelle » de la pratique nocturne. En soit c’est déjà plutôt une bonne chose… mais… pourquoi cela serait-il fondamentalement différent?

Aujourd’hui, abordons cette grande question qu’est : « Doit-on respecter les heures planétaires dans un rituel ? »

Alors tout d’abord, avant d’attaquer directement cette question, il me paraît indispensable de rappeler très succinctement ce que sont les heures planétaires (aussi nommées ‘heures magiques’) pour ceux qui ne le sauraient pas.
Planetary-hour-clockEn gros, ce système nous vient des grecs (Dont entre autre le fameux Ptolémée. Ils n’étaient pas les premiers à l’employer, mais c’est d’eux qu’on a gardé cette tradition dans nos cultures occidentales) et chaque heure du jour et de la nuit correspond à l’une des 7 planètes connues des anciens, selon un ordre allant de la planète la plus lente à la planète la plus rapide.
En clair dans l’ordre : Saturne – Jupiter – Mars – Soleil – Vénus – Mercure – Lune.
Attention, dans un tel système une heure planétaire ne vaut pas une heure conventionnelle. Pour trouver la durée réelle d’une heure planétaire, il faut tout d’abord connaître la durée réelle du jour (en gros, soustraire l’heure de lever du soleil à l’heure de coucher de celui-ci). On convertira ce chiffre en minutes que l’on divise ensuite en 12 pour connaître le nombre de minutes de chaque heure planétaire du jour. On procèdera de même avec les heures de nuit. Il est donc normal que les heures planétaires du jour et de la nuit n’aient pas les mêmes durées. On ne saurait parler des heures planétaires sans parler des « jours planétaires ».
Chaque jour de la semaine porte quant à lui son nom en fonction de la planète qui régit la première heure de la dite journée.
Lundi = Lune, Mardi = Mars, Mercredi = Mercure, Jeudi = Jupiter, Vendredi = Vénus, Samedi = Saturne, Dimanche = Soleil (rappelons que la semaine commande le dimanche et non le lundi).

De nombreuses traditions conseillent de respecter à la lettre l’usage de ces heures planétaires et des jours planétaires, censés être placés sous l’influence de la planète qui aura donc l’influence la plus propice au rituel mais aussi sur l’homme.

Bien.
Maintenant que nous sommes au clair là dessus, passons à la suite.Alors, comme nous l’avons dit, même si nous avons conservé la méthodologie grecque, on peut retrouver le principe des heures planétaires dans beaucoup d’autres traditions et cultures…. parfois beeaaaaaaaaucoup plus anciennes que la civilisation grecque. Des civilisations qui, pour nombre d’entre elles… n’utilisaient pas le même système planétaire, ni le même calendrier.
planetary hoursNous disposons d’un calendrier à 7 jours pour 7 planètes depuis plus de 2000 ans. Génial. Sauf que toutes les civilisations n’ont pas employé le même calendrier. Ni un calendrier à 7 jours…
A travers l’histoire, on en trouve à 5, 9, 10, 12, 18 jours par semaine et je suis convaincu qu’en cherchant bien on peut en trouver encore beaucoup d’autres.
Bien sûr, beaucoup aiment à modifier un peu l’histoire pour valider leurs théories et dire que finalement, si on regarde bien, on retrouve exactement le même ordre planétaire dans les heures et les jours de la semaine. C’est sur qu’en limant bien on peut faire rentrer un rond dans un carré… ou l’inverse. Mais la réalité est bien différente.

Notre système d’heures planétaires telles que nous les utilisons aujourd’hui est pratiquement unique, dans le sens où même s’il est certain que l’on peut retrouver ailleurs des similitudes voire le même ordre (essentiellement dans les civilisations ayant eu des échanges économico-culturels entre elles), la plupart des autres civilisations n’ont pas utilisé le même système ni le même ordre planétaire. Pire encore, au sein de notre propre système, même là il y a des disparités. Pour certains l’ordre serait non pas Saturne – Jupiter – Mars – Soleil – Vénus – Mercure – Lune comme nous l’avons dit, mais Saturne – Soleil – Vénus – Mercure – Lune – Mars – Jupiter.
Et c’est bien là que le bas blesse une nouvelle fois!

heures 2Qui a raison?
Il n’y a pas de bonne réponse à cette question. Nous sommes ici face à un phénomène cher à nos cœurs qu’est celui de l’analogie. Et le propre des analogies est de ne pas être universel. Chaque culture, chaque tradition a ses analogies et la réussite du rituel va dépendre de l’influence de l’analogie sur la personne, en clair de l’accord entre l’analogie et la culture de la personne.
Respecter les heures planétaires à la lettre n’a donc de sens que dans une pratique qui met en avant cette analogie. Pour nous autres occidentaux, cela a un sens puisque tout notre système magique est basé dessus… mais cela n’en fait pas pour autant une réalité universelle… ni même une réalité tout court.
Ce n’est pas parce que nous avons toujours fait ça que pour autant cela s’avère juste ou vrai. S’interroger sur la pertinence de chaque chose est important.

théorème du singe

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Signalons également que si les heures planétaires ont une vocation magique, elles ont longtemps eu pour rôle de servir non pas pour profiter des effets des influences planétaires, mais pour servir d’élément de cryptologie, en clair, pour permettre d’empêcher à quiconque n’ayant pas la clé de compréhension de savoir à quelle heure se tiendrait le rassemblement. Il n’est donc pas impossible que l’adaptation véritablement magique n’ait été qu’une conséquence de cette récupération cryptologique, comme cela a bien souvent été le cas en ésotérisme, que ce soit dans l’antiquité, au moyen-âge ou de nos jours.

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Alors au final, que faire?
Et bien comme toujours, suivre votre propre sensibilité et respecter la tradition dans laquelle vous vous inscrivez et avec laquelle vous travaillez, sans pour autant élever ça au rang de vérité absolue et universelle ayant une efficacité réellement intrinsèque et que chacun se doit de respecter pour que ses rituels fonctionnent!
Ne pensez pas que l’influence planétaire va jouer un rôle majeur parce que c’est comme ça et c’est tout, comprenez que c’est parce que c’est inscrit dans votre culture et donc dans votre inconscient que cela a une action tangible, pas parce que l’action des astres à telle heure est réellement plus forte. Pour moi qui n’adhère pas à ce système (ni à aucun autre) cela n’aura strictement aucun effet que je fasse le rituel un lundi en soir de pleine lune en heure lunaire ou que je le fasse un jeudi en lune décroissante et en heure de vénus. Le résultat sera le même.
Comme tout système, c’est la place qu’on lui accorde qui lui donne sa valeur et sa puissance (à la manière d’un égrégore).

11 commentaires »

  1. Linotte Hope Mercredi 11 mai 2016 à 20 h 35 min - Reply

    Très intéressant cet article.
    Il y a des livres là dessus dans ma bibliothèque, enfin je crois, il faudrait que je fouille dans mon bordel littéraire, mais il me semble bien.
    Jamais lu, bien que tout me fascine, les anciennes civilisations, les planètes.
    Ceci étant dit, je n’ai donc jamais tenu compte de ça pour pratiquer, et ça ne m’a jamais empêché d’obtenir le résultat que je voulais. Ce qui fait que ta conclusion rejoint ce que je pense encore une fois, pratiquer en fonction de soi mais ne rien rejeter, au risque de s’enfermer dans un schéma qui rend toute avancée impossible.

  2. Anauele Mercredi 11 mai 2016 à 22 h 47 min - Reply

    Merci Arnaud pour cette mise au point ! Personnellement ça va me faciliter la tâche parce que faire coïncider l’heure planétaire, le jour et les aspects planétaires réduisait considérablement la possibilité d’action dans les meilleures conditions. Cet article tombe à point et je vous en remercie !

  3. Ayin Mercredi 11 mai 2016 à 23 h 55 min - Reply

    Mon ami, j’ai lu ton article avec intérêt mais je suis assez circonspecte sur les conclusions que tu tires qui montrent manifestement que tu es plutôt théoricien que praticien. Sous prétexte que les heures planétaires différent selon les cultures et les époques tu en conclus qu’elles n’ont que la valeur qu’on lui accorde. Ce n’est que partiellement vrai. Si tu remontent aux sources en tentant de comprendre le raisonnement premier qui a déterminé les analogies tu verras qu’il n’en est rien. La vraie problématiques est qu’une influence planétaire doit être déterminée aux cas particuliers de chacun. le problème est la simplification et la généralisation. Plutôt que de théoriser a l’infini il suffit d’appliquer et donc de pratiquer. Essaies de pratiquer une évocation magique lorsque l’influence planétaire n’est pas propice… tu n’obtiendras aucun résultat CONCRET. A l’inverse, une évocation qui respecte l’influence planétaire ( et c’est un chouia plus complexe que « telle heure correspond à tel astre ») et tu verras la différence qui est sans commune mesure. Idem pour l’alchimie, mais également la médecine. Fait-toi arracher une dent ou mets un implant lorsque l’influence planétaire ( en perspective avec ton thème particulier évidemment donc comme dis plus haut c’est plus complexe qu’il n’y paraît) est néfaste dans ton cas les douleurs voir les risques d’infections sont bien plus élevés voir même si l’aspect est partile, assurés. Etc, etc… Les exemples pullulent. C’est d’ailleurs tellement flagrant qu’il est essentiel pour être un bon « magicien » d’être un bon astrologue. L’un ne va pas sans l’autre. Ou alors on justifie ses échecs, nombreux, par une approche plus « psychanalysante » ( c’est l’inconscient qui joue, etc). A mon sens une théorie n’est valable que si elle elle s’applique concrètement.

    Bien à toi Arnaud,

    Ayin

    • Arnaud THULY
      Arnaud THULY Mercredi 11 mai 2016 à 23 h 59 min - Reply

      Bonjour,
      Je ne crois pas que l’on puisse dire de moi que je sois un théoricien… bien au contraire :-/
      Je pratique depuis plus de 15 ans, et j’ai eu une régularité de pratique en magie dont bien peu de « praticiens » peuvent se targuer :-p ^_^ (bon, moins depuis que je suis greffé je l’avoue humblement). Le fait que je ne m’attribue pas le titre de mage n’empêche pas pour autant que je pratique certainement (aujourd’hui encore) beaucoup plus (et avec une vraie vocation à comprendre) que la plupart de ceux qui revendiquent un tel titre (notamment parce que je ne suis pas limité par les dogmes). Donc je conçois tout à fait que cet article puisse aller à l’encontre de vos convictions personnelles, mais il n’a rien de théorique, il est au contraire bel et bien concret, analysé et justement basé uniquement sur la pratique, loin des considérations dogmatiques arbitraires.
      .
      Reprenons : NON, les analogies « originelles » que vous citez, qui prendraient naissance sur une base tangible et étudiée, sont justement inexistantes. Elles font partie de la mythologie ésotérique, qui lui donnent une aura de mystère, mais elles sont nées du fantasme tant antique que moyen-âgeux (et moderne avec la société théosophique par ex). Les premières analogies planétaires ont été arbitraires, comme l’ont été les premières considérations astrologiques. Les systèmes qui se sont construits autour ont été basés sur ces considérations arbitraires (et pas forcément pertinentes) et ont peu à peu construit des modèles qui se tenaient, efficaces parce que peu à peu modifiés jusqu’à obtenir quelque chose de viable. Cela ne s’est pas fait en un jour mais en plusieurs siècles voire en milliers d’années, à force de tâtonnements et d’errances. Une étude correcte de l’astrologie sumérienne et perse des premiers ages démontre très clairement cela, même si là encore, on préfère occulter ce qui ne nous convient pas pour ne garder que les éléments qui sous-tendent les croyances postérieures. Pire encore, les premières heures planétaires n’avaient, comme indiqué, aucune vocation magique. C’est une récupération ésotérique, pas une approche ésotérique originelle. (J’en profite pour préciser : vous dites que le calcul des heures planétaires est un chouia plus complexe. Certes, mais comme je l’ai clairement précisé dans l’article, j’ai fais un simple résumé, en me basant sur la méthodologie actuelle et telle qu’elle est pratiquée par la plupart des traditions ésotériques depuis plusieurs siècles. Dire que telle ou telle méthode est plus ou moins véridique renvoie constamment au même problème de fond, vu que chacun défend sa tradition en disant qu’elle est la meilleure et/ou la seule bonne)
      .
      Les considérations purement subjectives de l’analogie ne sont pas à remettre en question, le lien microcosme/macrocosme étant d’une grande pertinence intellectuellement. Mais elle est subjective, et intellectuelle, fondée paradoxalement sur la raison (et l’association mentale) et non sur l’observation objective dénuée de croyance. Celui qui veut voir un dragon dans un nuage le verra toujours. Il est d’ailleurs très intéressant de voir à quel point les ichnogènes (la signature énergétique propre à chaque chose) sont différents des analogies généralement réalisées. On trouve parfois (et je dis bien parfois) de réelles corrélations très pertinentes, notamment dans certains anciens textes alchimiques, mais dans l’énorme majorité des cas les associations analogiques sont mentales et ne trouve aucune corrélation réelle au niveau énergétique.
      .
      Continuons. Vous dites que les évocations sont impossibles hors d’un cadre planétaire qui leur corresponde. Je suis au regret d’affirmer que c’est hélas faux. Je pratique la traque et ait à ce titre l’occasion d’utiliser des évocations (même si ce n’est pas la seule méthode disponible). Je n’ai respecté les principes cités que dans les premières évocations que j’ai pu faire (et ensuite parfois pour l’étude) quand j’avais une vingtaine d’années. Puis, n’adhérant pas au système et cherchant à comprendre les tenants et les aboutissants de la pratique au delà des dogmes et croyances traditionnelles, j’ai commencé à m’extraire des habitudes de pratique de la pseudo « haute magie cérémonielle »… et ait obtenu des résultats non seulement concluants, mais carrément ÉQUIVALENTS à ceux obtenus en respectant à la lettre les principes analogiques. Travaillant avec des groupes de recherche (pratique et concrète et non théorique) à l’étranger qui partageaient la même ambition que moi, nous sommes parvenus aux mêmes conclusions. Et malgré tous les tests que j’ai eu l’occasion de faire depuis, absolument aucun élément n’a permis d’aller ne serait-ce qu’un instant dans votre sens.
      .
      Comme je l’ai dit, une personne qui adhère profondément à une croyance, ce qui semble être votre cas, a beaucoup de mal à s’extraire du système dans lequel elle s’intègre, essentiellement parce que ce système, du fait qu’elle y adhère et en devient partie constituante, lui correspond et rend efficace sa pratique. Bouger un élément à l’intérieur remet en question l’aspect mental du praticien, et influe potentiellement sur le résultat du rituel. Cela n’a rien de « mal », mais c’est juste comme ça. C’est comme de vouloir associer une nouvelle couleur à un mot déjà connu. Inconsciemment si je dis rouge c’est le rouge tel que vous le connaissez qui apparaîtra dans votre tête, même si ce rouge n’est pas forcément celui auquel je fais référence.
      Voilà tout le problème que j’évoque justement par cet article: celui des certitudes « mal placées » de la pratique inscrite dans notre inconscient, qui ne repose sur aucune effectivité intrinsèque, mais qui, parce qu’elles sont ancestrales et parce qu’elle ont pris une place considérable au sein de notre inconscient (donc la place qu’on leur attribue), permet d’obtenir une réelle efficacité… mais une efficacité rapportée, pas une efficacité intrinsèque.
      .
      Ce qu’il faut impérativement comprendre en magie, c’est que dans le cadre de systèmes de croyances, ce qui est vrai pour l’un ne l’est pas pour l’autre.
      Nombre de cultures traditionnelles n’ont jamais fait appel à l’usage des planètes dans leur pratique magique, et ont pourtant obtenu des résultats parfaitement concluants. Aucune culture n’est meilleure qu’une autre, aucune tradition magique n’est meilleure qu’une autre, même si elles abordent différemment le même sujet, voire qu’elles s’opposent carrément l’une à l’autre.
      Dans mon cas, j’ai eu l’occasion de toucher à pas mal de traditions non par intérêt profond, mais plus par exploration pour voir ce qui se faisait concrètement et pour chercher à comprendre. J’ai ainsi eu l’occasion de travailler avec des praticiens de nombreuses traditions, d’expérimenter avec eux des rites et rituels maîtrisés dans le cadre de leurs traditions, et de pouvoir reproduire avec la même effectivité des rites dans des conditions différentes sortant de leurs conceptions, tout en obtenant des résultats semblables (voir plus efficaces d’une certaine manière, puisque ne nécessitant pas de respecter un ensemble de préceptes « ancestraux » auxquels ils devaient se conformer pour respecter la tradition dans laquelle ils s’inscrivaient).
      .
      Quant à l’astrologie en magie, elle n’a d’intérêt que pour celui qui lui en accorde. Dans un système où elle a sa place, sa pratique renforcera les rituels du praticien. Mais si elle n’a pas particulièrement sa place, alors cela n’apportera strictement rien. La magnifique opposition entre astrologie tropicale et sidérale, qui amènent à deux regards totalement différents sur un instant T, en est la preuve évidente. Bien sur il y a des batailles de clocher entre ceux qui utilisent l’une et l’autre et qui se battent comme des enfants dans les récrées pour dire « mon papa il est plus fort que le tient », mais la réalité loin de ces dogmes est très différente : bien que contradictoire, chaque méthode est PARFAITEMENT efficace. C’est le principe des systèmes. Ils peuvent se tenir et être efficace, mais cela signifie que l’explication que l’on donne à leur effectivité est fausse.
      .
      La conclusions est in fine toujours la même : la vraie force en magie ne vient pas des nombreux placebos, sorte d’aspects théâtraux que nous posons sur nos pratiques, mais bel et bien du praticien. Si le rapport aux entités peut être conditionné dans une certaine mesure à des traditions et la structure même de la culture qui entoure l’égrégore, il n’en demeure pas moins largement possible de les outrepasser pour accéder à l’entité, en faisant fi des aspects culturels qui l’entourent. De ce point de vue la chaos magick en est un parfait exemple.
      .
      Sortir des sentiers battus exige d’être capable de s’extraire des certitudes et croyances issues des dogmes traditionnels auxquels nous adhérons. Paradoxalement le but n’est pas de dire « c’est plus efficace avec » ou « c’est moins efficace sans » mais bien de comprendre quels sont les tenants et les aboutissants de nos pratiques magiques, en clair, comprendre comment cela fonctionne réellement, et non pas comment nous voudrions que cela fonctionne. Explorer d’autres chemins permet bien souvent de se rendre compte des choses que nous tenions pour vrai et qui ne l’étaient pas.
      .
      Après je ne cherche à convaincre personne, ni qui que ce soit à changer sa pratique si elle lui convient, simplement à faire la part des choses.
      Et tant pis si cela dérange ou si certains n’y adhèrent pas :-)

    • arpenteur Mercredi 13 juillet 2016 à 15 h 41 min - Reply

      Que ce monde numérique est petit !

      Mais la section comm’ d’un blog n’est pas la porte ouverte à la discussion d’un forum.
      Sur un forum on débat on oppose parfois violemment certains courants de pensée et on remets en question un système Frabato qui ne « fonctionne pas ».
      pourquoi traiter des analogies quand on dit que le mage véritable est au dessus de ça ? en mode super saiyan :D

      Avant de se poser la question de l’influence des heures des planètes il conviens de se demander si les astres ont une influence et là, la réponse est sans appel. Pas de lune, pas de marée.
      Mais il ne serait pas de bon aloi de mélanger science & magie ^^

      Pour que ce com ne soit pas totalement sans intérêt, une question et une certitude.

      C’est quoi adogmatique ? la création d’un auto système de croyance sur mesure, puisant en partie dans les dogmes mais sans attaches avec la possibilité de voleter selon les envies entre les egreggores. C’est de la Chaos quoi :p

      Ayin s’est certainement documentée un minimum sur Arnaud et Arnaud connais pas Ayin.
      Vous ne vous adressez pas au même public :p

      • Arnaud THULY
        Arnaud THULY Mercredi 20 juillet 2016 à 11 h 22 min - Reply

        Bonjour,
        Non, adogmatique n’implique pas de voleter entre les dogmes (ça c’est de la chaos magick ^_^ ), mais de tout faire pour s’en émanciper tant que possible. Celui qui remet en question les acquis et certitudes remet en cause les dogmes, pas pour se créer un nouveau système figé, mais au contraire pour peu à peu revenir aux mécanismes à l’origine des choses. Quand on étudie les phénomènes dénués de toute la poussière traditionaliste ou religieuse qui les entoure, on s’extrait peu à peu des systèmes. C’est ça le principe. Mais il est certain que le risque de tomber dans une forme d’intégrisme est réel aussi, l’anti-dogme étant lui aussi une forme de dogmatisme. En ce qui me concerne je ne crois pas encore en être là, mais forcément on est toujours le plus mal placé pour en juger ^_^

        Pour en revenir au sujet, le danger c’est l’amalgame. Dire que la lune est responsable des marées est un fait. Pour autant faire davantage de conclusions relève de l’amalgame. Prenons un exemple : dire que l’heure (et je précise bien l’heure) à laquelle on va planter une graine va impacter sur sa croissance relève de la superstition et jamais le moindre début de vérification objective n’a pu être observée. Même planter selon les phases de la lune n’a jamais pu montrer de réelles distinctions. Alors les heures… pourtant des milliers d’almanach continuent de nous préciser les phases lunaires qui influencent la poussée des plantes, et bon nombre de jardiniers affirmeront que planter à telle phase ça change tout.
        Alors où est la vérité ? Entre des milliers d’expériences réalisées de par le monde, faites dans un cadre expérimental précis et reproductible, et les avis de jardiniers sensés savoir de quoi ils parlent mais potentiellement soumis à une appréciation toute subjective, reproduisant ce qu’on leur a enseigné sans le remettre en cause? C’est tout le problème de l’empirisme et de sa profonde subjectivité…
        Dire ensuite qu’au prétexte de l’influence de la lune sur les marées, tous les astres ont une influence relève là encore de l’amalgame. Cela ne veut pas dire que cela n’existe pas bien entendu, mais simplement que la mise en place du lien découle d’un phénomène mental qui n’est pas nécessairement objectif. L’humain aime faire des parallèles qui n’existent souvent que dans son esprit. C’est d’ailleurs là l’origine de la plupart des « analogies ».

        Quant au reste, il y a eu à de nombreuses reprises des débats très enrichissants sur ce blog opposant des idées très diverses, mais le principe de base du débat est de soumettre des arguments qui ne relèvent pas du « on a toujours fait comme ça c’est bien la preuve que c’est vrai » ou du « j’ai reçu une révélation divine, tu peux pas test », sans quoi on est juste dans le dogmatisme et dans un faux débat. Ayin nous en a fait une belle démonstration à plusieurs reprises. Elle nous a également fait une belle démonstration de ce qu’on pourrait considérer comme un argument d’autorité inversé, à savoir « c’est bien la preuve que tu ne pratique pas », cherchant à balayer simplement un argumentaire sans avoir besoin d’avancer d’argumentation concrète, et montrant en même temps qu’elle n’a pas du se documenter sur mon parcours le moins du monde (comme 75% des gens qui viennent commenter ce blog une fois pour apporter leur lumière ou juste poser une question et ne réapparaissent plus ensuite (même quand je ne leur tombe pas dessus, je précise ^_^ )).
        Qu’après oui on ne s’adresse pas au même public c’est une évidence, mais c’est aussi pour cela que je parle ici de ce genre de choses et que je ne vais pas sur les forums et autres blogs pour faire du « vous y connaissez rien ça se voit » sur leurs espaces de discussion (comme sur le forum d’Ayin par exemple). Chacun est libre de suivre la voie qu’il souhaite. Chacun est aussi libre d’expérimenter par lui-même et de voir ce qu’il en est en constatant par lui-même, sans avoir besoin d’une bataille de clochers idéologiques.

  4. Pierre Dimanche 12 juin 2016 à 18 h 03 min - Reply

    Bonjour,

    L’article est très intéressant, tout autant que les réponses je dois dire, mais si je puis me le permettre, les réponses en question manque en peu d’humilité. Veuillez ne pas prendre cela comme une attaque, loin de moi cette idée ! Je trouve juste cela un peu dommage.
    Citation : « Je pratique depuis plus de 15 ans, et j’ai eu une régularité de pratique en magie dont bien peu de « praticiens » peuvent se targuer :-p ^_^  »

    Bien à vous

    • Arnaud THULY
      Arnaud THULY Lundi 13 juin 2016 à 10 h 30 min - Reply

      Bonjour,
      Pas d’inquiétude je ne le prends pas comme tel :-) .
      Il ne s’agit ni de présomption ni de manque d’humilité, mais juste de constat, connaissant TRÈS bien ce milieu puisque j’ai côtoyé des milliers de praticiens (français comme internationaux) et de professionnels depuis toutes ces années, que ce soit dans l’aspect « public » (ce qu’on dit) et dans l’aspect privé (ce qu’on fait). J’ai pu voir le fossé qui existe entre ce que certains disent en public et ce qu’ils font vraiment derrière.
      Bien entendu je ne fais pas de confusion et je parle bien de magie et de manipulation énergétique, je ne fais pas de comparaison avec des gens qui peuvent pratiquer la radiesthésie, la méditation, faire du yoga ou autre, et qui là, ont une « pratique » souvent très régulière, importante mais qui n’a plus rien à voir avec le sujet. Face à un moine bouddhiste mon temps de pratique a toujours été ridicule.
      Et pourtant à une époque j’ai pratiqué à haut niveau d’intensité de 6 à 10 h par jour en moyenne 7j/7 365j/an (en plus du temps de boulot à gérer l’alliance magique, ce qui représentait le même genre d’horaires :-p Oui, j’avais pas de vie :-p ), là où la majorité des praticiens même professionnels se plaignent de devoir pratique/s’entraîner tous les jours ne serait-ce qu’un peu (et la plupart des pros ne s’entraînent même jamais, considérant déjà qu’ils « maîtrisent » et savent tout ce qu’il y a à savoir). Et je parle bien de pratique, je ne compte pas la lecture de livres spécialisés dans le lot, sachant néanmoins que la plupart des « praticiens » éso sont avant tout des lecteurs et incorporent cela à leur « entraînement », revendiquant d’être des spécialistes de certains sujets au prétexte qu’ils ont lu la moitié d’une bibliothèque sur un sujet spécifique.
      .
      Mon but n’était néanmoins pas preuve de suffisance, je ne cherchais pas à insinuer que « moi je suis trop fort et les autres sont nuls » au prétexte de ce qu’a pu être ma pratique, mais juste à rappeler que je suis loin d’être un théoricien dévoreur de livres et ne sortant jamais le nez des écrits :-)

  5. etienne Dimanche 23 octobre 2016 à 1 h 37 min - Reply

    Çà ne me choque pas qu’Arnaud se justifie sur son expérience…je pense même que c’est rassurant car ne le connaissant pas, cela donne de la crédibilité à ce qu’il dit et honnêtement si on n’avait pas en nous un peu (mais pas trop :) ) d’orgueil, autant oublier la magie voire le développement spirituel (contradictoire?) car au moindre obstacle, on abandonnerait (voire à ce sujet ce qu’en dit stanislas de guaita sur la voie des titans et la voie du mystique). Ceci étant dit, je rejoins ayin, ayant plus d’affinités avec la cabale comme outil de développement mais je ne développerai pas ici son enseignement, je dirais juste juste qu’il n’y a rien d’arbitraire et que tout est parfaitement organisé et structuré dans la Creation de Dieu.
    Pour en terminer, je dirai juste ( et je suis content que l’auteur de ce blog l’ai dit) qu’être adogmatique c’est en quelque sorte accepter un dogme…hehe
    En tout cas merci pour l’article ainsi que les interventions, c’était un plaisir de vous lire.

  6. La cartomancie Dimanche 5 mars 2017 à 4 h 30 min - Reply

    Bonjour,
    Je tombe sur un article de chez vous.
    Très bon article mais je n’ai pas vu d’article récent je suis bigleuse ou pas ? :-)

    • Arnaud THULY
      Arnaud THULY Mercredi 22 mars 2017 à 23 h 30 min - Reply

      Pas d’articles depuis un moment en effet, j’ai été très occupé avec l’écriture de mon prochain livre, ce qui m’a empêché de trouver du temps pour l’écriture du blog. Mais j’ai mis pas mal d’idées de côté pour mon « grand retour » dans les prochains mois :-D

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