La Traque : Questions / Réponses – partie 3

Arnaud THULY août 2, 2016 3
La Traque : Questions / Réponses – partie 3

On reprend aujourd’hui la suite de questions/réponses consacrées à la traque! Si vous avez des questions n’oubliez pas de les poser en commentaire sur le blog ou sur facebook, je tâcherai d’y répondre dans le prochain article!
Comme à chaque fois, il y a des infos pratiques et concrètes au milieu des témoignages. Ceux qui cherchent trouveront :-)

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« Comment choisis-tu les entités à suivre et celles à détruire ? »
En ce qui me concerne je ne « choisis » pas de détruire une entité, dans le sens où je ne me suis (presque) jamais lancé dans une guerre qui déterminerait en amont une entité à attaquer pour un prétexte x ou y. Je n’ai jamais voulu rentrer dans ces principes manichéens de bien et de mal, de droit de « vie » ou non, et quand bien même cela existerait vraiment, ce n’est certainement pas à moi d’en décider et d’en juger. Toutes les fois où j’ai détruit une entité, c’est parce que je n’ai pas eu d’autre choix que celui de me défendre directement. Beaucoup d’entité, surtout quand elles sont « primitives » réagissent souvent de façon agressive à une traque, parce que c’est aussi dans leur nature profonde, une sorte d’instinct de survie. La plupart fuient, mais pas toutes. Ma seule « exception » à la règle étant l’entité qui a bien failli me tuer, que j’ai traqué ensuite spécifiquement dans le but de la détruire, mais comme elle trainait encore dans le but de finir le job, je considère que c’était de la légitime défense. Je n’ai pas pratiqué la traque dans le but de nettoyer l’astral en me prenant pour un chevalier blanc des temps modernes, mais pour essayer de trouver des réponses à mes questionnements, presque métaphysiques. Je sais que certains pratiquent la traque dans ce but guerrier, mais à titre personnel je ne cautionne pas du tout.

Quant aux raisons qui font que je choisis une entité à traquer, c’est très variable. Comme tous ceux qui débutent, j’ai commencé par traquer le tout venant. On étend son aura au maximum, on dégage le plus d’énergie possible dans cet espace histoire de faire l’ampoule qui brille la nuit et on attend que les entités, telles des papillons de nuit, s’approchent pour se nourrir. Généralement on ne récolte que des bestioles sans grand intérêt (larves et autres petits vampires énergétiques, parfois quelques esprits), mais pour débuter c’est parfait. On peut s’entraîner sans risque majeur, apprendre à isoler l’ichnogène de l’entité, à analyser sa nature, souvent très basique voire composée d’une seule signature pour les larves de petites tailles qui n’ont eu qu’un seul créateur/hôte, apprendre à suivre la trace énergétique laissée par l’entité et à la remonter. Ca prend beaucoup de temps pour maîtriser cette opération, c’est pourquoi s’entraîner sur des entités aux capacités restreintes est une bonne solution, les risques lors d’un raté (très fréquents au départ) étant limités.
Ensuite, plusieurs possibilités. Parfois on décide de traquer une entité que l’on a croisé spécifiquement quelque part (comme lorsque je suis allé voir le coeur d’uruguay), ou que l’on a senti au cours d’une traque basique comme celles citées ci dessus. Et puis parfois on décide de traquer une entité bien spécifique, que l’on connaît de nom par exemple, comme une ancienne divinité, un ange, un démon ou n’importe quoi d’autre.

« Comment entre-t-on en contact avec une ancienne divinité pour une traque ?« 
Ça dépend, mais le plus souvent, exactement comme on le fait au cours d’un rituel, grâce à une évocation. On est aussi des feignasses parfois hun :D

« Suis-tu une sorte de code moral, d’éthique, te guidant dans tes actions de traque ?« 
Si cela existe, je n’en ai jamais entendu parler ^_^ . Je n’ai jamais suivi de « code moral » à proprement parler, si ce n’est le mien, fruit de ma culture et de mon éducation. Mais me considérant avant tout comme un simple chercheur, j’ai essayé d’appliquer un peu la même démarche que celle que l’on m’a enseigné dans le cadre de la recherche expérimentale en énergétique et en magie, à savoir l’éthique scientifique qui consiste à éviter d’engendrer des conséquences que tu ne peux pas ensuite rectifier quand tu impliques un autre être que toi. Bon évidemment on pourrait me dire que lorsque je détruis une entité qui m’attaque, j’outrepasse ce précepte. Disons qu’ici c’est plus une ligne de conduite générale que quelque chose de figé dans le marbre. A l’inverse de la panergologie où on avance en suivant des protocoles hyper stricts pour essayer d’anticiper au maximum les choses et éviter toute conséquence négative, en traque on est plus comme des explorateurs qui avancent dans la forêt amazonienne. Parfois on arrive à éloigner les indésirables tranquillement et puis parfois même en étant minutieux on se fait attaquer par un croco en traversant une rivière et il faut alors se défendre.

« As-tu déjà passé des arrangements avec les entités que tu as traquées ? Si oui, dans quel(s) but(s) ?« 
Non pas vraiment. L’occasion s’est présentée à plusieurs reprises mais comme je le disais, ma pratique n’a jamais été celle d’un magiste traditionnel qui cherche à obtenir quelque chose, donc je n’ai jamais vu d’intérêt majeur à faire des arrangements ou des pactes avec des entités que j’ai pu traquer. Il y a eu des choses très basiques, du style « une info contre un peu d’énergie », mais on ne peut pas vraiment parler d’un arrangement. Après c’est faisable bien entendu, mais juste que moi je n’en ai jamais vu l’utilité à titre personnel.

« Même pas pour ta santé ? »
Non, même pas. On me traitera peut-être de fataliste mais j’ai tendance à croire au destin, en tant que truc supérieur qui nous dépasse mais qui nous mène dans tous les cas là où on doit aller. Pas besoin de l’influencer, la route mène toujours à l’endroit prévu. Je ne parle pas de choses basiques hun, chacun doit assumer ses actes et mettre la faute sur le destin pour ce qui nous arrive n’est pas une solution. Mais disons que ça m’aide à prendre les choses toujours dans le bon sens. Je n’ai donc pas vu la dégradation de ma santé comme un truc « mauvais », mais plus comme un passage à traverser, une épreuve à surmonter pour renaître « différemment » ensuite. Pas besoin dès lors de faire appel à la magie ou à des entités pour m’aider. Ce qui doit arriver arrivera, et jusqu’à présent ça m’a toujours plutôt porté chance. Évidemment un jour il en ira différemment. Mais c’est ainsi. Après ce n’est que mon point de vue et ça ne concerne que mon propre vécu, je peux parfaitement comprendre que d’autres confrontés à la maladie et qui souffrent ne voient pas du tout les choses du même œil.

« La mise en place d’un cercle magique est-elle indispensable en traque ? « 
Un traqueur n’utilise pas de cercle magique permanent, pour une raison simple, nous ne sommes pas dans un rituel qui implique une charge, une accumulation et un relâchement pour libérer cette charge. On est dans un échange permanent avec notre environnement. Il ne peut donc pas y avoir de barrière entre nous et l’extérieur, au risque de nous couper totalement de ce que nous traquons.
Le problème que cela soulève évidemment est le risque. Même en ayant conçu un gardien, on reste facilement accessible, et on est donc plus exposé. C’est la raison pour laquelle personne ne devrait jamais se mettre à la traque sans maîtriser parfaitement en amont la fabrication de barrières, des sortes de cercles magiques (de protection) temporaires qui peuvent être dressés en une fraction de seconde. C’est le principe de la bulle, porté à son paroxysme. Les meilleurs sont capables de dresser plusieurs barrières en même temps et de rendre chacune suffisamment solide pour protéger correctement le praticien, voire carrément de jouer sur la résistance de chaque couche. Attention, il ne suffit pas de savoir « voir » plusieurs bulles ou avoir l’impression qu’on « sait » dresser plusieurs barrières. Combien de fois j’ai vu des gens se revendiquant par exemple exorcistes, prétendre savoir dresser de nombreuses barrières, et m’apercevoir dans les faits que cela ressemblait plus à des feuilles de papier qu’à des murs. Mieux vaut parfaitement maîtriser 1 bulle très résistante que 10 inefficaces.
L’inconvénient est évidemment que la faculté du praticien, outre son entraînement (on y revient toujours) dépend aussi largement de son état de santé ou mental au moment de traquer. C’est pourquoi la règle est de ne pas pratiquer quand on ne va pas bien. J’ai fais une fois la bêtise d’outrepasser cette règle en me surestimant, et j’ai bien failli le regretter amèrement.

« Dans ton ancien occultum tu avais pourtant une sorte de cage de protection non ?« 
On peut appeler ça ainsi oui, même si c’est restrictif de son usage. Il est vrai que ce genre de cage à base de cristal de roche et de cuivre peut être utilisée pour protéger de l’extérieur, mais elle a d’autres usages. C’est aussi un espace confiné, suffisamment grand pour enfermer quelque chose par exemple. Et pour information, ce n’était pas un phénomène permanent. Bien que la cage elle-même émette pas mal (logique avec tout le cristal de roche, certaines pointes faisant jusqu’à 3kg) sa fonction vise à être activée manuellement. Tant qu’elle n’est pas « fermée » ce n’est rien de plus que du cristal de roche et un peu de cuivre pour faire circuler, et cela donne en gros le même effet que ce que vous avez avec vos pierres roulées. Une fois fermée par contre, cela devient une cage, permettant soit de se couper totalement de l’extérieur, soit d’empêcher ce qui est dedans de sortir. Tout ce que l’on y piège ou que l’on y créé peut y rester emprisonné en cas de besoin. Dans la mesure où je me suis intéressé ensuite à certains phénomènes non-liés aux entités, c’était une sécurité à prendre au cas où les choses auraient été hors de contrôle.
Et puis, au delà de la cage, il s’agissait aussi d’un moyen de me réaccoutumer en permanence à un certain degré d’émission d’énergie. Un praticien réalisant les entraînements d’amélioration des réserves énergétiques fini par s’habituer à de fortes densités d’énergie par la force des choses au point que même de très fortes condensations le laissent indifférent, ce qui était mon cas à la base. Mais après ma greffe, j’ai perdu la majeure partie de mes facultés énergétiques (entre l’état de santé en pré-greffe, la greffe elle-même, et les tonnes de médocs et d’anti rejets…) et ne souhaitant pas me remettre à un entrainement énergétique poussé, le contact permanent avec de grosses quantités d’énergie que je pouvais réguler permettait à mon corps de se réhabituer petit à petit, sans forcer.

« Tu avais utilisé beaucoup de cristal de roche pour faire la cage ?« 
Plus de 70kg rien que pour les bandes. Avec les pointes au plafond et au sol, on est dans les 80kg pas loin. Ca commence à faire pas mal de monde ^_^

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Ici se termine cette troisième partie. La suite dans quelques jours :-)

3 commentaires »

  1. Hugo Mardi 2 août 2016 à 20 h 14 min - Reply

    Vous parlez de l’efficacité des barrières, comment juger qu’une barrière est efficace, quand on est tout seul ?
    En ce qui concerne la cage ( chose intéressante que je ne connaissais pas ) comment avez vous fait pour faire tenir ces cristaux de roches au plafond ?

    ( j’ai pas vraiment de question sur la traque, donc c’est une bonne nouvelle ;) )
    Bonne journée, merci.
    Hugo

  2. Lumpinee Mercredi 3 août 2016 à 19 h 12 min - Reply

    Bonjour,

    Tu parles de détruire entité, dans quel livre abordes tu le sujet, ainsi que la protection contre celle ci?

    Une cage en cristal de roche, c’est super intéressant, j’aimerai tant en savoir plus…

    • Arnaud THULY
      Arnaud THULY Jeudi 4 août 2016 à 22 h 24 min - Reply

      Paradoxalement j’ai donné beaucoup d’infos à ce sujet, mais forcément pas en première lecture. Faut creuser :)
      La plupart des infos sont dans la voie du mage (mais difficiles à trouver si on sait pas précisément ce qu’on cherche) et dans vampirisme énergétique :)
      Pour la cage, suffit de poser des questions, je les ajouterai au prochain article :)

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