Lieux Sacrés : Brocéliande – Le Val sans Retour…

Arnaud THULY août 8, 2012 32
Lieux Sacrés : Brocéliande – Le Val sans Retour…

Notre petite escapade en terre bretonne nous a donné l’opportunité de visiter la mythique forêt de Brocéliande, terre de légende si il en est censée avoir vu défiler bien des pans de l’histoire du graal et des chevaliers d’Arthur. De cette excursion est née l’idée de partager avec vous des petits résumés sur les lieux sacrés que nous visitons ou avons visité afin de vous livrer nos témoignages et nos impressions sur les lieux.

Brocéliande est donc le tout premier endroit que j’aurai le plaisir de vous faire découvrir. J’ai parfaitement conscience qu’un tel lieu, si profondément ancré dans l’inconscient collectif, nécessite un certain doigté pour être traité afin de ne pas déchaîner les passions (ma petite pique à son sujet m’ayant déja valu moults commentaires ^_^). Manque de chance, vous commencez à me connaître et savez que le tact, ce n’est pas toujours ce qui me caractérise le mieux. Je suis comme mes couteaux: brut de forge.

En conséquence, je demanderai simplement à tous ceux qui vont lire cet article de ne pas s’offusquer de certaines remarques, et surtout de prendre la peine de lire tranquillement l’article jusqu’au bout, ou au moins la partie synthèse à la fin avant de se déchaîner dans des commentaires assassins, vous comprendrez pourquoi en lisant l’ensemble. Merci d’avance.

Il y aura peu de photos, elles ont toutes été faites par julia car j’ai préféré chercher à m’imprégner des lieux plutôt qu’à garder des souvenirs en photo (d’autres ayant déja largement fait le travail pour immortaliser ce lieu mythique) :-)

Brocéliande…. rien que ce nom suffit à évoquer en chacun de nous des images d’un autre temps, un temps fait de mythes, de légendes et de contes de chevalerie. Terre  où prennent vie certaines des plus grandes légendes arthuriennes, cette forêt est bel et bien mythique par de nombreux aspects. Avant de l’avoir découverte, je ne la connaissais que par ses légendes, mais diverses interrogations soulevées lors de la visite de cette forêt m’ont amené à faire quelques recherches…


Le Saviez-vous?

Brocéliande est une forêt mythique, citée pour la toute première fois dans le Roman du Fou de Robert Wace en 1160. Ce n’est pourtant que bien des années plus tard que Brocéliande (Brecheliant de son nom d’origine) acquiert son nom actuel, le premier texte se contentant d’évoquer une forêt sans pour autant lui attribuer de nom précis. D’autres auteurs comme Chrétien de Troyes, Guillaume le Breton, Robert de Boron, Alexandre Neckam et bien d’autres, viendront dans les années qui suivent apporter leur pierre à l’édifice. Il faudra attendre Robert de Boron vers 1280 pour associer Myrdhin alias Merlin à la foret de Brocéliande.

Mais étrangement, aucun de ces auteurs ne situera précisément la foret de brocéliande, la situant tout à tour en Bretagne Armoricaine, en Angleterre voire carrément en Normandie même si rien dans les anciennes légendes ne permet de confirmer cela.

Tout porte à croire que contrairement à une idée répandue, à la base, Brocéliande n’est pas une forêt existante autours de laquelle s’est construite le mythe, mais une forêt mythique dont on a essayé de trouver une correspondance avec une forêt existante. Au final, les divers attributs aloués à cette forêt par Robert Wace n’ont jamais permis de situer réellement et précisément la dite forêt.
Ainsi, à l’origine, Brocéliande ne désignait pas la forêt de Paimpont comme c’est aujourd’hui le cas puisque personne n’en avait revendiqué la paternité.
Sa première localisation physique revendiquée remonte à la fin du 15ème Siècle lorsque les Us et Coutumes de la foret de Brecilien sont écrits au chateau de Compère par le chapelain de Guy de Laval, comte des terres du même nom. La famille Laval voit en effet un rapprochement entre le nom Brecilien et le Brecheliant dont parlent les textes anciens, et revendique alors le titre de « Seigneurs de Brocéliande ».
Au 18 et 19ème siècles, Brocéliande sera successivement placées à d’autres endroits, parmi lesquels la forêt de Lorgues, et surtout à Becherel. Chateaubriand dira d’ailleurs à ce sujet « Au douzième siècle, les cantons de Fougères, Rennes, Bécherel, Dinan, Saint-Malo et Dol, étaient occupés par la forêt de Brécheliant ; elle avait servi de champ de bataille aux Francs et aux peuples de la Domnomée. Wace raconte qu’on y voyait l’homme sauvage, la fontaine de Berenton et un bassin d’or. » Blanchard de la Musse quant à lui, situera Brocéliande dans la forêt de Paimpont à la fin du 18ème siècle. Sa place importante au sein de la Société Académique contribuera très probablement à ce que vers le milieu du 19ème, cette forêt fasse le consensus et soit désignée comme « Forêt de Brocéliande ».

Pour autant, l’hypothèses la plus probable serait que Brocéliande n’a jamais existé, et tout porte à croire qu’il s’agirait d’un mythe relayé par Wace, puis repris 20 ans plus tard par Chrétien de Troyes en s’inspirant du texte de Wace.

Voilà pour la partie historique. Certains répondront à juste titre qu’il n’y a pas de fumée sans feu, et que Wace s’est probablement inspiré d’une forêt existante pour créer Brocéliande. A la vue de notre visite à Paimpont, j’avoue que je serais assez d’accord avec cette vision des choses…

La Visite

Quelle excitation au moment d’aller visiter Brocéliande. Etant un « habitué » des visites des hauts lieux énergétiques et des anciens sites sacrés, cette forêt m’intéressait au plus haut point! J’en avais entendu tant de bien de la part de bien des gens s’y étant rendu que j’attendais avec impatience cette « rencontre ». Nous voilà donc partis avec certaines des personnes adorables rencontrées à la Pagan Party pour aller visiter cette terre mythique.
Un ptit coup de GPS et hop on est parti direction l’Office du Tourisme de Brocéliande pour éviter de nous perdre en chemin (quit à visiter le Val sans Retour, autant s’assurer que l’on puisse quand même bien en revenir…). Là, nul besoin de rentrer dans les locaux pour trouver les informations, c’est l’un des jardiniers en train d’entretenir la charmante petite église située à 2 pas de l’office qui nous renseigne et nous guide vers les terres de Morgane…

Garé dans un parking bondé quelques centaines de mètres plus loin, je me dis que finalement, ca ne doit pas être bien compliqué à trouver vu tous les visiteurs qui semblent aller sur place. Qu’importe, nous sommes là pour la forêt, et ce n’est pas quelques touristes venus faire de la randonnée qui vont me gâcher mon plaisir.
Devant nous se dessine l’entrée de Brocéliande, ses grands arbres aux ramures verdoyantes offrent un contraste symbolisant la « porte d’entrée » dans un jeu d’ombres et de lumières.

Ainsi s’ouvre devant nous la mythique forêt de Brocéliande…

L’énergie du lieu est douce, presque suave, la petite pluie du matin ayant exacerbé les odeurs de terre et de mousse humide. J’adore.
Cela dit, j’avoue dès le premier instant être surpris… on m’avait annoncé une « très puissante énergie tellurique »… or ce n’est absolument pas le cas. Une énergie bien présente, ca oui, aucun doute, mais rien qui ne vienne véritablement me surprendre…
Qu’importe, peut-être est-ce simplement la zone dans laquelle nous sommes qui ne se prête pas à cela…

Nous nous enfonçons alors doucement dans les bois. La pancarte du Val sans Retour me laisse dubitatif face à l’afflu de touristes que nous croisons et qui semble être bien revenu… juste délestés de quelques papiers et autres emballages que nous croiserons plus loin… c’est là qu’on se dit que c’est dommage que le val sans retour ne soit qu’un mythe, la perdition de tous ces gens dans les griffes de Morgane serait pourtant du meilleur effet. Qu’importe.

Comme à mon habitude d’asocial antipathique, je me sépare du groupe pour faire chemin seul sur ce sentier en terre battu. Je n’aime pas particulièrement être entouré d’autres personnes quand je cherche à ressentir un lieu, on est trop rapidement soumis aux impressions émanant des autres et on finit par potentiellement se laisser phagocyter sans s’en rendre compte. Je prends donc une centaine de mètres d’avance et me retrouve complètement séparé du groupe par une herse d’arbres et de racines entrelacées qui coupe la vue à quelques mètres à peine.
C’est ainsi que je tombe sur le célèbre miroir aux fées (je vous invite à en lire la légende ici).

Le Miroir aux Fées et ses mystérieux reflets…

La vue est splendide, et on ne peut qu’être ébahi devant cet incroyable spectacle où, sur une eau sombre et légèrement rougeoyante se reflète la beauté du paysage environnant. Tel ce gentilhomme médiéval, on s’attend à voir émerger des flots une superbe fée intriguée par une inhabituelle présence humaine en ces terres.

Ho Fée du lac, te montreras-tu à moi?

Sauf que loin du gentilhomme, c’est un groupe d’une vingtaine de badauds qui toise du regard le paysage, se fendant de franches rigolades et de discussions si fortes qu’elles feraient fuir n’importe quel animal sur des kilomètres. Je soupir et je passe à la suite, après tout pour revenir il faudra bien repasser par là et eux, je l’espère, auront quitté les lieux.

Je continue donc mon petit périple dans mon coin, marchant tranquillement, ressentant les présences alentours, tant humaines qu’animales ou autres, à la recherche d’une fée, d’un korrigan ou autre être de légende. Des bruits éparses au milieu des fourrés attirent mon attention, mais rien ne se dévoile, probablement par crainte des multitudes de visiteurs que je croise régulièrement, venus faire une ballade en forêt pour promener leurs enfants braillards. Rien de tel pour profiter de la paisibilité des lieux non?

Rivière aux couleurs rouges/oranges, gorgée de fer…

Voyant une nouvelle fois débouler face à moi un petit groupe de promeneurs, je me décide à les contourner en traversant la petite rivière couleur orangée/rouge, gorgée du fer présent en quantité dans cette région. Avancant tant bien que mal au milieu des branchages, je fini par rejoindre le chemin normal, mais me retrouve nez à nez avec une petite rivière assechée qui vient couper perpendiculairement le chemin de terre et semble s’enfoncer dans une partie de la forêt où seuls les animaux semblent avoir le droit de pénétrer. L’impression prenante que je me dois de suivre ce chemin de traverse s’impose à moi comme une évidence, et l’ombre furtive d’un animal (probablement une biche) me confirme cette idée. Je m’égare donc du chemin classique pour pénétrer véritablement dans les bois.
Ici, le chemin n’a rien d’une promenade, le sol est glissant et peu tracé, simplement empreinté par les animaux qui ont malgré tout fini, par leurs passages successifs, par définir un semblant de sentier. La montée est belle, cela fait travailler les jambes, indéniablement. Un grand rayon de soleil au milieu des nuages grisonnants vient percer sur ma gauche et découvre une petite clairière située au sommet d’une colline. Le petit chemin tracé par des animaux, à peu près exploitable, continue sa route sur la droite… bien entendu c’est à gauche, en direction de la clairière, que je me sens attiré. Un superbe corbeau que je n’avais pas repéré s’envole de l’arbre situé à quelques mètres de moi en direction de cet espace dégagé, comme une invitation à prendre ce chemin. Poussant tant bien que mal les brousailles mêlées de ronces et d’orties, j’emets quelques réserves en voyant le chemin qui m’attend pour monter, tout en me disant que je ferais peut être bien de faire demi tour, après tout personne ne sait que je suis là et vu la tête de la montée et mon éloignement du chemin principal, si je m’étale, personne ne me retrouvera…
Alors que, perturbé par ces interrogations, je commence à avoir quelques doutes, j’apercois au sommet de la colline un grand et majestueux arbre dans lequel le vent s’engouffre, produisant un son étrange et envoutant. Je décide donc de poursuivre mon ascension.

Après avoir failli mourir 3 ou 4 fois ( ^_^ ) je fini enfin par parvenir au sommet de la colline. Indubitablement, je ne suis plus au même endroit que tout à l’heure, vu de là-haut cette forêt n’a plus rien à voir avec celle, purement touristique, que j’ai croisé en bas. Autour de moi s’égaye toute une faune et une flore qui, quelques centaines de mètres plus bas, n’existait pas. Un lièvre s’enfuit sans précipitation à quelques mètres de moi pour aller se cacher dans un petit bosquet et rejoindre ainsi probablement le reste de sa petite famille vu le bruit qu’il y a eu. De magnifiques bruyères aux couleurs roses/violettes apportent des pointes de couleur au milieu d’une herbe parfois verdoyante, parfois assechée par le soleil, le tout avec une vue donnant non seulement sur toute l’étendue de la forêt, mais également sur les autres petites collines. Sans le savoir, je viens de monter sur l’une des plus hautes collines du coin et je domine toute une partie de la valée. C’est magnifique. En avançant tranquillement, j’arrive au pied du chêne que j’avais vu du bas. Il est beau et majestueux, bien qu’il ne soit pas extrêmement agé (100 ou 200 ans peut être?). A ses pieds, de l’herbe couchée, signalant l’habituelle présence d’un animal de grande taille ayant transformé le lieu en lit de fortune (peut-être la biche de tout à l’heure?). Je prends quelques minutes pour me poser et admirer le paysage, tout en profitant de l’énergie du lieu.
Mais là encore, bien que l’énergie présente soit forte, elle n’a rien « d’exceptionnelle ». On est assez loin de ce que j’ai pu voir ailleurs (dont je parlerai ultérieurement dans d’autres articles). Par contre, en ces lieux, je retrouve une signature énergétique assez proche de celle que je connais bien et qui se trouve en région parisienne, dans certains coins de la forêt de Marly (ancienne terre de chasse de Louis XIV) ou de Fontainebleau.

Le temps passant, je me dis qu’il est temps de redescendre… Bon… à monter ce n’était déja pas simple, mais à descendre c’est une horreur. Quasi à pic… Les traces de cervidés au sol prouvent qu’ils ont l’habitude de redescendre par là, mais mon agilité n’est pas grand chose comparée à la leur. Qu’importe, je tente quand même l’expérience. Finalement je m’en sors plutôt bien en m’accrochant aux racines et aux arbres et j’arrive en un seul morceau en bas en quelques minutes.

Je reprends alors le chemin classique, accueilli par 2 randonneurs intigués de voir ainsi débouler un type en jean en provenance d’un coin reculé de forêt. Je reprend donc la route en pressant un peu le pas histoire de rattraper le groupe et que personne ne s’inquiète. Je les retrouve quelques minutes plus tard puis continue mon petit périple seul dans mon coin comme à mon habitude.
Après avoir longuement marché, je parviens à un autre petit lac, plus difficile d’accès donc probablement moins connu, et surtout peu ou prou cité (je ne crois même pas qu’il ait de nom…).

Un paysage fascinant…

Un paysage fascinant se dessine une nouvelle fois face à moi, paisible, reposant et à la fois mystique et inquiétant. Les algues sous la surface semblent comme bloquées par une mince pelliculle de glace comme on le voit parfois dans les films. Cette vision a quelque chose de profondément troublante, on se sent comme attiré vers ces eaux dangereuses, avec la certitude intérieure que si tel venait à être le cas, il serait impossible d’en ressortir…
Est-ce ainsi que Morgane piégeait les hommes qui s’égaraient dans ces bois? Cela n’aurait rien de surprenant…

Petite pause à Brocéliande

Profitant tranquillement d’être rejoins par le reste du groupe pour me reposer un peu, nous decidons après avoir bien profité du lieu, de retourner en arrière suite au mal de genou prononcé de l’un des participants. Alice nous indique alors que l’arbre d’or se situe en fait tout près de l’entrée…. ha… bon…
Retour à l’entrée de la forêt. Toujours pas d’arbre d’or en vue. Ce fameux arbre dont nous avons « tant » entendu parler. Je me pose sur un banc face au miroir des fées maintenant redevenu calme suite au départ des promeneurs, sûrement ennuyés par la petite pluie qui s’est abattue quelques minutes plus tôt. Rien à dire, c’est véritablement magique une fois le lieu « épuré ».
Assis sur mon banc, je tourne la tête pour admirer le paysage, imaginant ce fameux arbre d’or, probable surnom pour un magnifique chêne millénaire à la ramure aux couleurs jaunes/oranges… et là, surprise… je vois un truc « doré »… Je m’approche…. O_O

Un arbre mort recouvert de dorure….. Heu c’est une blague?
Je me dis « ok pourquoi pas, dans certains pays il y a bien des statues de bouddha sur lesquels les visiteurs posent des feuilles d’or en signe de dévotion et c’est sympa »… je m’approche… heu…. c’est une vraie blague en fait. Point de dorure ou de feuille d’or, juste une vulgaire peinture dorée comme on en trouve chez casto qui recouvre de manière plus ou moins bien faite (surtout moins) un arbre brûlé…

L’Arbre d’or, une belle supercherie…

Tout ce cinéma pour CA? Nous terminons cette visite sur cette mauvaise blague qui a tout d’un véritable attrape-touriste « oui oui va voir y’a un truc incroyable ca s’appelle l’arbre d’or »! A mon avis personne a le courage de dire que c’est une con***** de peur de passer pour un nul aux yeux des autres et, effet de masse oblige, on en arrive à entendre des phrases comme celle citée juste au dessus. Mon dieu….
Toute la pseudo histoire autours de cet arbre me semble encore être une belle invention marketing, je suis d’ailleurs surpris qu’ils n’aient pas encore songé à faire payer l’entrée…

Nous n’avons pas eu le temps de visiter plus en avant le reste de la forêt, , cela donnera donc l’opportunité à certains de dire « qu’on a raté les choses les plus importantes parcequ’en vrai les hauts lieux telluriques sont ailleurs ». Dans le doute, je leur laisserai le plaisir de cette affirmation :-)

Synthèse

Clairement, la forêt de Paimpont, plus connue sour le nom de Brocéliande, mérite bien son titre de terre de mystère, elle est belle et pleine de charme. A chaque recoin, on a l’impression qu’on va voir débouler une créature légendaire, ou voir émerger une silhouette féminine des divers petits lacs qui essaiment la région. Je ne suis pas surpris que cette forêt ait sû inspirer moults contes et légendes, car n’importe qui, allongé au bord de ces étangs, voit naître en lui l’inspiration nécessaire à l’élaboration des plus belles mythologies.
Pour autant, ne nous leurrons pas, Brocéliande n’a rien d’une forêt « unique », ni par sa beauté, ni par l’énergie qu’elle dégage, du moins dans ce que j’en ai vu. Je me suis revu plus jeune dans certaines forêts parisiennes, très similaires en beauté et en énergie, souvent beaucoup moins connues et donc enthousiasmant moins les foules en raison du fait qu’elles ne sont pas « mythiques ». Car c’est en ce sens que j’appelle ca un « attrape-touriste ». C’est un endroit qui joue de sa notoriété (comme rennes le chateau, lourdes et tant d’autres) et dont on fait miroiter l’importance tant historique qu’énergétique afin d’y attirer le badaud, comme hélas, dans la plupart des endroits soit-disant « hauts lieux énergétiques », et qui en vérité, n’en sont pas. On hésite pas créer de toute pièce des mythes ou à faire coller des mythes avec quelque chose de ressemblant en vrai afin d’appuyer l’importance du lieu. Et forcément, pour le touriste ou pour les praticiens qui ont peu d’expérience en énergétique, ou tout simplement qui n’ont pas été confrontés réellement à des hauts lieux telluriques, ca marche. L’énergie mystérieuse pour ne pas dire mystique qui émane du lieu suffit à satisfaire les appétits de nombre de visiteurs, et le lieu fini par jouer de sa célébrité plus que de son véritable attrait.

Comme dans bien des forêts de france ou d’ailleurs, je ne doute pas que Brocéliande dispose de hauts lieux telluriques, bien cachés des regards indiscrets, mais clairement, y aller pour « visiter Brocéliande » est une perte de temps si ce que vous cherchez est le contact énergétique. Se « perdre » dans Brocéliande me parait encore la meilleure et la seule manière d’explorer vraiment cette belle forêt et d’en percer les mystères. Cette manière de procéder est hélas devenu, je trouve, la seule pour espérer parvenir à trouver réellement des coins intéressants, souvent assez loin de l’endroit où on place les soits-disant hauts lieux. Les plus belles découvertes se font rarement là où tout le monde va, et qui ne sert la plupart du temps qu’à préserver les lieux de véritable intérêt.

Si vous avez l’opportunité de visiter cette Forêt au cours d’un voyage dans la région, ne vous privez surtout pas de le faire, ne serait-ce que parceque c’est l’occasion d’une belle ballade (je pense qu’il est vraiment préférable de visiter la région en hors saison, ca doit considérablement éviter ce désagréable afflu de promeneurs que nous avons eu), mais à moins d’être un passionné des légendes Arthuriennes, ne faites pas le déplacement exprès pour ça, surtout si vous avez l’habitude d’autres vrais hauts lieux, vous risqueriez d’être déçus.

Cela restera à mes yeux une très belle ballade, mais j’avoue repartir un peu déçu. J’espère avoir l’occasion d’y retourner un de ces 4 plus tranquillement et d’explorer la forêt à ma manière, uniquement par les chemins de traverse…

ps: pour terminer j’aimerais vous faire découvrir le point de vue de Lormen, l’un des lecteurs de ce blog, qui m’a fait parvenir un un superbe « reportage » sur Brocéliande qu’il réalisé il y a déja quelques temps. Lui a eu le temps de tout visiter de Brocéliande, et je trouve son reportage très beau et intéressant, n’hésitez donc pas à le lire : Balade en Brocéliande .

32 commentaires »

  1. rouxel Mercredi 8 août 2012 à 10 h 54 min - Reply

    et voilà, les pièges à touristes !! lol !! je suis originaire de plélan, donc juste à coté de la forêt, et en effet pour une jolie ballade, prendre les sentiers est bien, mais alors surtout, mais surtout pas en saison estivale !!!! lol !! mais la foret est la plus belle et se dévoile bcp plus hors de tous ses sentiers …mais de toutes façon, comme tous ses lieux « mythiques » la foret a été dénaturée par l’homme qui veut tous diriger ainsi que par les « gentils » promeneurs pollueurs comme tu l’as si bien fait remarquer …et l’arbre en or n’a rien de « mythique », il est juste là en hommage aux 500hectares ravagés lors de l’incendie de 1990 ….mais tellement on tapé au couteau dedans pour essayer de « choper » un peu d’or que depuis il a dut être recouvert d’une simple peinture …

  2. Eleiran Francine Mercredi 8 août 2012 à 11 h 01 min - Reply

    j’ai lu et apprécié ton écrit, et j’ai mets une petite note…
    j’étais là lors des suites de l’incendie qui brula la forêt ..
    pourquoi l’arbre d’or a perdu ses « feuilles d’or » d’origine ? parce que beaucoup de touristes sans vergognes les prirent comme souvenirs.. d’où ensuite l’ajout des pieux aux alentours.. malgré cela toujours des petits malins, effeuillèrent l’arbre qui jadis noirci. De ce fait trop onéreux la peinture prit la place aux feuilles… Il y a eu des légendes ensuite entre les gnomes, l’arbre maudit, etc créés pour les touristes mais j’aime cette version..où.l’arbre représente une tête et les bois d’un cerf, animal mythique de la forêt en quoi aimait se transformer Merlin pour hanter les bois, le grand cerf des anciennes religion, passeur des âmes aux rivages éternels et c’est aussi le cerf christique au collier d’or notamment représenté sur une mosaïque dans l’église de Tréhorenteuc. Bien à toi…

  3. JeremyLor Mercredi 8 août 2012 à 13 h 50 min - Reply

    Bon résumé mais…
    Ah mais non ^^
    Arrivé à l’Office du Tourisme, tu rentres à l’interieur et là, tu es accueilli par de charmant(e)s guides qui te proposent, en échange de quelques euros, une visite guidée et contée qui vaut le détour !
    La margelle aux pluies, et la source des fées rieuses…sous le sourire charmeur et charmant d’une sublime et ravissante guide !
    Quant à l’arbre d’Or, il est symbolique et c’est là toute sa force (entouré, notons le, de rochers levés et pointus à l’image de dents innombrables)
    Mais il est vrai que Brocéliande (Paimpont) est très décevant si on s’attendait à des monts et des merveilles. Et les chateaux environnants offrent de très belles expositions de costumes et de peintures sur les thèmes Arthuriens.
    Le village rassemble aussi de nombreuses boutiques ésotériques et arrêtez vous donc au petit bar où le son d’anciens instruments titilleront vos oreilles…

    • Arnaud THULY
      Arnaud THULY Mercredi 8 août 2012 à 14 h 03 min - Reply

      Oui alors les guide(E)s charmantes à mon avis Julia aurait pas été trop d’accord ^_^
      Pour l’arbre d’or maintenant que je connais mieux l’histoire je trouve le symbole plus fort, mais je n’avais entendu que la version « touristique », qui elle est à mon gout bien plus déplaisante :-)

  4. Gwladys (Hélégia) Mercredi 8 août 2012 à 15 h 10 min - Reply

    Bonjour,

    Merci de nous faire partager cette article empreint de bon sens et de lucidité. Toutefois, je pense que ceux qui ont une spiritualité forte au fond du coeur savent voir au-delà des apparences et des éclats de pub destinés aux touristes… Bien que Brocéliande reste un total mystère quant à sa situation géographique et fasse tergiverser moult historiens ou penseurs, je dirai que si « tout les chemins mènent à Rome » alors toutes les Racines des Arbres du monde sont sacrées et mènent de fait à Brocéliande ;) A chacun d’ouvrir son coeur et ses yeux pour trouver ce chemin sacré et mystérieux.

    Amicalement,
    Gwladys

    • Arnaud THULY
      Arnaud THULY Mercredi 8 août 2012 à 15 h 37 min - Reply

      En ce qui me concerne, je pense que ceux qui ont une spiritualité forte n’ont nul besoin de parcourir Brocéliande pour trouver le véritable chemin sacré qui sommeille en eux, n’importe quel endroit au monde, qu’il s’agisse de la plus belle foret, de la plus belle cathédrale, d’un morceau de route ou carrément de toilettes publiques pourra leur convenir. Car pour celui qui sait extraire ce que le monde a à donner, alors la magie et le sacré sont partout :-)

  5. Gwladys (Hélégia) Mercredi 8 août 2012 à 16 h 06 min - Reply

    Oui, en effet, est-il besoin chercher, quand les oiseaux, les arbres et éléments de la nature nous soufflent en effet que, comme tu le soulignes, le véritable chemin sacré sommeille en nous et en notre capacité à entrer en harmonie avec la Terre et chaque élémentaire qui constitue la Roue Universelle de la VIE…

    Merci pour cette agréable partage de pensées spirituelles ;)

  6. Marylor Mercredi 8 août 2012 à 17 h 31 min - Reply

    Bonjour Arnaud ! C’est un bel article que j’ai pris plaisir à lire d’autant plus qu’il décrit bien le parcours que tu as fait toi-même afin qu’on le vive un chouia avec toi. J’ai toujours eu envie d’aller à Brocéliande, cela dit je pense que moyens mis à part, les adeptes des légendes arthuriennes trouveront toujours plus leur bonheur dans le pittoresque de leurs terres d’origine britanniques. L’histoire que tu relates au sujet du mythe Brocéliance obscurci par son emplacement véritable voir son existence réelle m’a fasciné, je trouve que l’on peut se laisser aller à quelques conclusions intéressantes et personnelles. Un ami tout à fait expérimenté en ressentis énergétiques m’avait fait un compte-rendu similaire au tien. Je pense que même des énergies telluriques peuvent s’épuiser sous l’assaut répété de la foule et que les lieux dit forts se sont vu destitués de cette particularité. Ça n’est qu’une théorie. Pour l’arbre d’or, à vrai dire, je reste surtout charmée par sa forme. Merci à Francine pour ces renseignements importants à ce sujet. Il résulte donc que l’homme s’est vu perdre un potentiel d’attraction et a eu le malheur de vouloir tirer encore un peu parti de la situation en ajoutant cette peinture dorée qui vient « tuer » ce qui a autrefois pu être véritablement fort et vrai, la forme atypique témoignant encore probablement de cela. En conclusion, mon opinion (sans l’expérience de la visite encore) serait de penser que cette forêt possède de sacrés (sans vouloir faire de jeux de mots :P) atouts, visuels déjà (merci pour les photos Julia <3), apparemment énergétiques aussi en se donnant la peine de sortir des sentiers battus comme partout, mais ne reflète pas ce potentiel mythique qui fait sa publicité. C'est un tort il est certain d'en faire trop, car ça déçoit, alors qu'une attraction faite à la hauteur du lieu sans en faire trop laisserai un sentiment beaucoup moins décevant pour les puristes. Donc je dirai que cette forêt nous offre ce qu'elle peut et ce qu'elle a de mieux et que l'homme comme bien souvent amoindri les sentiments perçus à cause du foin qu'ils en font. Je saurai donc que le jour où j'irai, j'adopterai un esprit simplement ouvert et défait de la "pub" qu'on en fait pour ne pas ressentir de frustration, mais simplement le plaisir de découvrir une magnifique forêt comme il y en a d'autres, et que chacune en vaut largement la peine. Quand à ceux qui se font piéger et qui viennent tout simplement chercher un peu de magie, autant ne pas leur retirer cela. Car la symbolique pousse à de grandes choses également; ce qu'on en fait en tout cas. Merci à chacun pour les commentaires, tout cela étoffe bien le contenu et bien-sûr, merci Arnaud pour cet écrit très intéressant et qui a permis cette petite discussion. Amicalement, à bientôt. ^-^ Mary

    • Arnaud THULY
      Arnaud THULY Mercredi 8 août 2012 à 18 h 52 min - Reply

      Loin de moi l’idée de vouloir retirer la magie du lieu à ceux qui espèrent la trouver :-) . J’estime simplement important que l’on remette les éléments à leur juste place, afin tout simplement de pouvoir évaluer les choses pour ce qu’elles sont réellement et non pour ce que l’on voudrait qu’elles soient. Comme tu le dis si bien et si justement « C’est un tort il est certain d’en faire trop, car ça déçoit, alors qu’une attraction faite à la hauteur du lieu sans en faire trop laisserai un sentiment beaucoup moins décevant pour les puristes ».
      Je pense même que sans tout le blabla qui en est fait par certains, la visite ne se ferait pas dans un sentiment d’attente quelconque mais comme un simple moment destiné à profiter, ce qui serait beaucoup plus enrichissant. Voilà pourquoi je finissais en disant que je prendrai plaisir à y retourner, cette fois ci sans illusion. Je ne pourrai ainsi pas être déçu :-)

  7. Marylor Mercredi 8 août 2012 à 20 h 53 min - Reply

    Oui nous sommes bien d’accord, c’est tout à fait ce que je voulais dire. :) je me mettrai dans ces conditions pour découvrir ce lieu et toi pour le redécouvrir. Mais de toute façon, tu as su le faire en tirant le bon parti de ta visite et en nous faisant partager ton point de vue qui se veut objectif. Sachant qu’en plus, c’est utile pour ceux qui s’apprêtent à découvrir cela. Pour cette histoire de magie, je n’ai pas précisé, je voulais différencier deux types de personnes, celles qui comme nous tous qui lisons ton blog par exemple, s’intéresse à des lieux chargés d’énergie, à ce qui se cache réellement derrière et que nos sens tentent de percevoir et les personnes qui ne sont pas du tout liées à ce milieu et qui viennent chercher une magie similaire à un livre de fantasy par exemple, juste pour faire rêver. ^^ En tant que praticienne en ésotérisme d’un côté et adepte des mondes fantastiques et imaginaires de l’autre, je voyais un double point de vue, et c’était cela que je voulais dire. Mais ton rôle ici est de donner ton point de vue en tant que pratiquant et sur ce point, je suis totalement d’accord; cette phrase était plus une digression pour au delà de nos souhaits de comprendre quelque chose, comme ce lieu, le fait d’entretenir un mythe (même s’il est fait pour de mauvaises raisons -tourisme etc.-) a au moins le privilège de faire rêver certains quelques instants. Une petite pensée pour donner mon avis global sur la question, sachant que celui qui prime sur ton site est celui relatif à ce qui est et non ce qui semble être. :) Merci pour ta réponse, à tout bientôt !

  8. sage.apprenti Jeudi 9 août 2012 à 10 h 37 min - Reply

    J’avoue aimer cette description fait par un praticien du chemin des ombres. On est à même de ressentir le force d’un lieu, plus ou moins dénaturé par la présence humaine. La magie reste, malgré une croute épaisse de marketing. Cette promenade, hors des sentiers battus, nous rend plus ou moins complice de ton univers. Une perception réaliste, doublée d’une connaissance ésotérique bien sentie, nous permet de saisir cet espace de légende. Pour le reste, il s’agit de ne pas être dupe, de garder la tête froide. Rien ne nous empêche de diriger nos pensées de manière à renforcir cette forêt de nos ondes positives. Qui sait ce qui peut arriver par la suite…

  9. LLinares Benjamin Jeudi 9 août 2012 à 11 h 36 min - Reply

    ^^ et oui l’arbre d’or n’est juste qu’un bout de bois à la c**** XD il paraitrais que c’est pour symboliser l’incendie qu’il y a eu il ya quelques années de ça ( 1991 ). François Davin aurais installé cette arbre je cite « couvert de feuille d’or » … Les feuilles ont un peu disparu depuis le temps :p

    C’est vraiment sympas ton article :) détailler et tout ça permet d’avoir l’impression de faire le déplacement avec toi :)

    Sois Bénis

    • Sam Dimanche 26 août 2012 à 20 h 22 min - Reply

      « ^^ et oui l’arbre d’or n’est juste qu’un bout de bois à la c**** XD il paraitrais que c’est pour symboliser l’incendie qu’il y a eu il ya quelques années de ça »
      Oui, enfin là ça a le mérite d’être l’oeuvre d’une personne touché par un incendie d’une forêt !
      On a aussi des tableaux fait avec de la peinture à la c****, des statues fait de pierre à la c****, des monuments fait avec ce même matériaux à la c**** ….
      Bref c’est juste une personne touchée par cette incendie et qui veut partager sa tristesse, la tristesse d’une foret dévastée mais qui nous survivra ;) .

      • Arnaud THULY
        Arnaud THULY Dimanche 26 août 2012 à 21 h 47 min - Reply

        Je ne sais pas si couvrir un arbre brûlé avec de la peinture dorée est vraiment signe d’une volonté de partager sa tristesse. M’enfin bon admettons :-)
        Après (et ca ne tient qu’à moi) je trouverais ca beaucoup plus solennel de garder une certaine « distance » vis à vis de cet arbre et de ne pas transformer ca en « truc à touriste » comme c’est aujourd’hui le cas avec toute une pseudo « propagande » faite autours de l’arbre en question. Perso je trouve ca un peu choquant mais bon…

        De manière générale ce que je trouve assez navrant avec cette forêt, c’est que tout le monde a la même réflexion: « il y a autre chose derrière, de subtil et peu accessible si on ne s’en donne pas la peine », ce qui est sur le fond totalement vrai et je ne peux qu’adhérer. Sauf que cette réflexion est inscrite dans l’inconscient collectif par des années de rabachage, alors naturellement Brocéliande impose cette réflexion.
        Cependant il ne viendra jamais à l’idée à ces mêmes personnes de poser cette même remarque dans les autres forêts francaises pour peu qu’elles ne soient pas aussi « mythiques ». Pourtant, la majorité de nos forêts abritent elles aussi « autre chose » pour qui se donne la peine de sortir des sentiers battus, largement autant (si ce n’est même parfois plus) que Brocéliande.
        Le jour où l’homme ouvrira les yeux et son coeur vis à vis du monde qui l’entoure vraiment au lieu de s’arrêter à ce qu’on lui dit de croire et de penser, on avancera certainement pas mal…

        • Sam Lundi 27 août 2012 à 9 h 06 min - Reply

          Je suis tout à fait d’accord Arnaud, mais en fait je n’inscris pas l’arbre d’or dans le contexte de la légende ou mythe de la Brocéliande (Même si l’artiste s’est inspiré de la légende Arthurienne).
          Je connaissais l’histoire de cet arbre avant de m’y rendre, alors je ne lui ai pas donné un autre sens que celui d’une « oeuvre artistique » rappelant cet incendie.
          Il aurait pu être dans une tout autre foret, le symbolisme, à mes yeux, aurait été le même.
          Reste pour ma part l’essentiel, ce que j’ai vu m’a paru une invitation à découvrir ce qu’il y a de plus profond, de plus fort, de plus subtil, à la Brocéliande certes mais effectivement en d’autres lieux.

          • Arnaud THULY
            Arnaud THULY Lundi 27 août 2012 à 9 h 33 min -

            Avoir fait une oeuvre pour rappeller cet incendie, je trouve ca très intéressant dans le principe, mais voilà, je trouve navrant tout le foin qu’on fait autours. Dans n’importe quelle autre foret cela n’aurait pas été aussi « médiatisé » parceque ca aurait fait partie du reste. Mais pas ici. Ca me fait un peu penser dans le principe à la mona lisa au louvre, que les touristes foncent voir parceque c’est « LE » truc à voir, et qui délaissent complètement le reste du musée pourtant si riche et majestueux. C’est le problème des trucs « touristiques ». C’est un peu du même accabit à mes yeux que de recréer la tombe de merlin ou le lac des fées (c’est pas l’original??? je suis choqué j’étais pas au courant!) pour attirer les touristes. Finalement si tout devient « recréé » ce n’est plus une foret, c’est une forme de disneyland…
            Plus on en apprend sur cette forêt et plus je comprends pourquoi ce n’est qu’en sortant des sentiers battus que j’ai senti une âme à cette forêt.

            Encore une fois, j’espère de tout coeur qu’un jour les gens seront capables de s’émerveiller autant partout où ils iront, même si ce n’est pas une terre de légendes ou si des légendes n’ont pas été créées de toutes pièces pour attirer le badaud. Le monde regorge de richesses, de beautés et de mystères qu’il est possible de percer pour peu que l’on s’en donne la peine.

            En tout cas merci pour toutes ces infos :-)

  10. Lormen Jeudi 16 août 2012 à 11 h 06 min - Reply

    Bonjour,

    Que de fleurs dans ce « ps », je suis bien loin d’avoir « tout visité de Brocéliande » ;) ! Il y a plein de lieux où je n’ai pas mis les pieds, que ce soit par « manque de temps » (disons plutôt que le moment ne devait pas être venu !) ou bien plus par choix (je pense par exemple aux tristes reliques du « tombeau de Merlin », sans doute encore plus décevantes que cet arbre d’or et pour de biens plus tristes raisons encore :/ ), mais au delà je pense que chaque visite est unique, et surtout que la visite de chaque personne est unique, en fonction de son regard, son état d’esprit.

    Comme je l’explique dans ce document, je ressens réellement cette forêt comme miroir, un miroir qui s’étend bien au delà de la surface des étendues d’eau pour refléter ce que l’on porte réellement en soi. Le voyage que l’on fait dans cette forêt peut alors bien souvent être comparé à un voyage intérieur, comme une sorte de rêve éveillé, et c’est en cela je pense que cette forêt reste la plus magique à mes yeux.

    Même s’il y a certainement toujours des arbres et des rencontres intéressantes, la plupart des forêts donnent une peu l’impression du chaos d’une ville, sorte de brouhaha terne et lointain résultat du saccage des hommes. Brocéliande, au contraire, semble réellement relever d’un esprit cohérent se manifestant au travers de chaque choses, depuis l’arbre géant nous jaugeant d’un œil sévère jusqu’au plus petit cailloux attirant de son sourire notre attention sur certains détails.

    J’espère que cette vie propre à cette forêt, cet esprit restera toujours aussi vif et pur qu’il a été au travers des âges pendant longtemps encore en dépit de l’action humaine, et je te remercie Arnaud pour ton idée de publier mon texte sur ton blog.

    Bien à toi,
    Lormen.

    • Arnaud THULY
      Arnaud THULY Jeudi 16 août 2012 à 12 h 37 min - Reply

      Bizarrement, ce sentiment que tu décris sur l’esprit cohérent de la forêt, je le ressens tout autant dans de très nombreuses forêts un peu reculées que ce soit en France ou dans les pays que j’ai eu l’occasion de visiter. Peut-être est-ce pour cette raison que je suis moins sensible au « charme » de Brocéliande, simplement parceque j’ai déja visité des endroits d’une qualité largement similaire, et finalement moins « pollués » humainement que celle-ci. Je ferai prochainement d’autres articles sur des lieux sacrés ou des endroits forts, si certains ont l’occasion de les visiter, on pourra faire des comparatifs intéressants :-)

  11. Deborah Jeudi 16 août 2012 à 11 h 35 min - Reply

    Oui c’est un arbre fait en hommage suite à un incendie. Moi je suis une grosse amoureuse de Brocéliande et je n’arrive pas à m’en lasser! Après, je vous conseille d’essayer de faire une promenade de nuit si vous avez l’occasion. On m’a raconté voir des étincelles partout. Fées? Personnellement je n’ai vu que des ombres blanches (Lune?) et des petits scintillements mais … je ne suis pas une experte!

  12. Sam Dimanche 26 août 2012 à 15 h 49 min - Reply

    De retour de très longue vacances de Bretagne, deux jours, ils nous faillaient passer par la forêt de Brocéliande comme une envie de toucher cette terre emprunte de force, de caractère et de magie.
    Bref, hier nous y voilà, précisément à l’arbre d’or, symbole de la forêt brulée.
    J’avais survolé ton sujet Arnaud avant de m’y rendre, sans en lire l’essence de ton texte, pour ne pas être « pollué ».
    Maintenant, je peux y revenir, aux risques de redites :D
    Parfaite description du mythe recomposé des lieux d’une beauté impressionnante :
    Nous arrivons et empruntons la voie d’accès. Détail amusant, toutes les personnes que nous croisons nous sourient et nous souhaite le bonjour.
    Arrivé aux portes de la forêt, le décors est planté (et la gifle aussi) :
    Le miroir aux fées n’est pas celui d’origine, car détruit pour y mettre une usine de je ne sais plus quoi ! (d’où mon « mythe recomposé » sité plus haut) Bon, on y est, on continue. En revanche, une fois plongé dans ces lieux, une douce atmosphère se dégage, des couleurs, des formes, des odeurs, et un sentiments de bien être (nous qui étions pressé par notre timing, on se trouve du temps comme un présent qu’il fallait accepter). Les couleurs sont hallucinantes, du rouge de l’eau et de la pierre comme tu le dis Arnaud, tranchant avec le verts, le marron, le jaune, le fushia/violet, le bleu, pleins les mirettes.
    Avec enfants, difficilement de faire du hors sentiers, mais !?*$¤@ ça fait envie.
    Arrivé sur les hauteurs, dominant le val, on se rend vite compte que ce qui nous offre à nous n’est que « l’invitation ». Ce qui l’y a derrière est bien plus grand, bien plus riche, bien plus profond que ce chemin emprunté par moulte pieds !
    C’est un lieu ou l’on aimerait être seul pour en être imprégné, à l’aube, au printemps, et en être perdu en son cœur, sinon effectivement ça grouille de chose salissante !
    Après 2-3 heures on en ressort, sourire aux lèvres, j’sais pas pourquoi … je dis « bonjour » aux personnes que je croise comme un automatisme ou plutôt l’envie de partager mon bien être du moment, pas mon bonjour de tout les jours en tout cas. J’ai l’impression d’être parti avec un bout de la brocéliande.

    Sur le chemin, je pose la question à mon fils (9 ans) : tu te sens comment après ça. Il réponds :
    Je sens de la magie et de l’amour …….. et des ampoules, j’ai mal aux pieds !

    La brocéliande, qu’elle que soit la provenance de sa notoriété, j’y retournerai !

  13. Péma Keltoï Jeudi 30 août 2012 à 21 h 30 min - Reply

    «  »"pourquoi l’arbre d’or a perdu ses « feuilles d’or » d’origine ? parce que beaucoup de touristes sans vergognes les prirent comme souvenirs.. d’où ensuite l’ajout des pieux aux alentours.. malgré cela toujours des petits malins, effeuillèrent l’arbre qui jadis noirci. De ce fait trop onéreux la peinture prit la place aux feuilles »" »"…Gros lol!!
    étant doreuse sur bois je peux certifier que c’est impossible d’effeuiller de l’or posé sur n’importe quel support, les feuilles une fois appliquées le sont et c’est tout!tu peux gratter et obtenir une espèce de poudre inutile mais c’est tout…et c’est si fin une feuille d’or!!!!!!il à toujours été peint à mon avis, parce que dorer un arbre en extérieur n’a aucun sens, ça ne tiendrait pas longtemps!!!!les intempéries auraient vite fait de saccager tout ça!

    enfin je te remercie pour cet article qui traduit exactement ce que j’y ai ressenti!j’ai également emprunté ce sentier en solitaire celui qui grimpe à pique et qui m’a bien fait flippé par moment!et j’y ai vu les mêmes bruyères splendides, y est vu quelques animaux sauvages me fuyant furtivement…y est reçut une belle pierre rouge en offrande, donc quand même un moment sympa.mais sinon Paimpont est une forêt,donc sacrée à mes yeux comme la plupart d’entre elles, mais c’est tout!il y à bien d’autres choses à voir dans cette région que cette forêt toute jolie mais assez banale !
    je suis allez bien plus loin ensuite que tu le racontes et je peux t’assurer qu’il n’y avait rien d’autre, à part un lieu nommé la maison de Vivianne, lol, le chemin qui y mène déploie une autre sorte de nature « qu’en bas » où vous vous êtes arrêtés, un peu plus de genêts, on arrive sur un plateau avec quelques rochers sympathiques, c’est plus dégagés…voilà.
    je sais que je vais retourner dans cette région car il y à de splendides endroit tel que Gavrinis ou Petit Mont, lieux datant de 4500 avant Jc et arborant des gravure néolithiques splendides à visiter….ça vaut à mon sens nettement plus le coup de voir ça!
    je prévois moi même d’écrire un petit quelque chose sur cette forêt et de partager mes photos, si tu le permets j’aimerais mettre un lien vers ton article car tu as très bien décris ce que j’ai ressenti…

  14. Péma Keltoï Jeudi 30 août 2012 à 21 h 36 min - Reply

    un détail, j’ai eu la chance d’aller à Glastonbury et je n’ai pas pensé de dire que là bas, si tu ne connais pas, dans le jardin de Chalice Well, l’eau à la même couleur que dans Brocéliande, (puisqu’il faut la nommer ainsi) chargée de ce fer…ces lieux étant tout deux liés à Avalon et ses mythes et légendes, c’est assez « marrant » qu’il y ait tout de même quelques similitudes….mais le Tor a de loin ma préférence en matière d’énergie, d’ambiance, de tout…..^^Et l’eau de Chalice Well on peut la boire!

  15. Amalice Dimanche 7 octobre 2012 à 23 h 08 min - Reply

    Ah, Brocéliande ! A vrai dire, moi j’y vis depuis cinq ans. Etrangement, lorsque vous vous baladiez dans « mon fief », Arnaud, moi j’étais partie en visite dans un autre lieu marqué par la légende arthurienne: Glastonbury. Je me baladais au Val sans retour la veille de mon départ et le touriste lambda s’amusait (encore!) à voir en moi une Morgane des temps modernes portant son Mordred en écharpe… (soupir)
    Cette forêt n’a rien d’exceptionnel, et encore moins l’été en saison touristique. Cette forêt, c’est disneyland, un parc d’attraction grandeur nature, que l’on aménage avec le temps pour rendre les différentes « attractions » plus accessibles En cinq ans, je l’ai vu changer de visage. Qu’il est loin le temps où je grimpais vers la fontaine de Barenton en longeant la rivière, me taillant mon propre chemin dans les fougères. Aujourd’hui, c’est un chemin balisé dans une boucle qui définit un sens de circulation! Argh, mon côté aventurière en a pris un coup! L’endroit est littéralement foulé par les pieds qui la parcourent, d’autant plus qu’ils sont trop nombreux à la consommer sans la respecter.
    Et pourtant, cette forêt est magique, mais comme toutes les forêts et comme la Nature en général! Cette forêt se dévoile hors saison, ou lors de balades solitaires au clair de lune, d’un pic-nique au crépuscule au bord du miroir, ou d’une sieste sous les branches bienveillantes du chêne millénaire. Pourtant, aucune gifle énergétique, effectivement, juste une sensation d’apaisement, d’être en accord, de faire le lien. Rien de plus, mais rien de moins. Il faut la démystifier un peu et savoir prendre ce qu’elle a à donner.
    Voilà pour mon témoignage et merci, Arnaud, pour ce regard sans concessions sur la forêt! En effet, il est parfois bon de rappeler qu’elle n’apportera pas la Révélation aux mystiques de tout poil. C’est juste…une forêt et c’est déjà pas mal.

  16. Anahata Dimanche 10 mars 2013 à 23 h 44 min - Reply

    Merci pour cet article que j’ai lu avec enthousiasme! Cela fait plaisir d’avoir ton ressenti Arnaud sur ce fameux lieu de légendes qu’est Brocéliande et que tu as très bien résumé.
    J’y suis allée plusieurs fois, et moi non plus je n’ai rien senti de particulier. J’ai du faire la même tête quand j’ai vu l’arbre d’or et le tombeau de Merlin!

    Vivement que tu nous relates tes prochaines escapades! Tu n’as pas essayé d’autres lieux quand tu étais en Bretagne? Sinon en Auvergne il y a des endroits sympathiques aussi…

  17. Marianne Jeudi 13 juin 2013 à 18 h 33 min - Reply

    je suis ravie de lire cet article… Mon époux et moi allons passer nos vacances là-bas en Juillet :-)

  18. Marianne Jeudi 13 juin 2013 à 18 h 54 min - Reply

    l’arbre d’or…je souris…j’aurai une petite pensée pour vous lorsque j’y serai ;p
    Par contre…moi qui suis assez solitaire dans ce genre de lieux,je ne suis pas sure que les nuées de « gens » bruyants vont me plaire…

  19. miana Mercredi 16 octobre 2013 à 12 h 00 min - Reply

    Super ton article !!!! en le lisant sa me donne des réchauffements dans les paumes de ma main …..

  20. Lo Mercredi 18 décembre 2013 à 15 h 08 min - Reply

    Bonjour,
    je lis avec plaisir cet article éclairé, comme je découvre ce blog.
    j’ai visité Brocéliande alors que j’avais une quinzaine d’années, et j’avais ressenti le besoin de méditer, alors qu’à l’époque je ne savais pas ce que c’était.
    mais le tombeau de Merlin et l’arbre d’or m’ont fait bien de la peine.
    une amie a fait une photo d’elle à coté du tombeau de Merlin, et il y a quelqu’un à coté d’elle sur la photo, de plus grand qu’elle. on ne saurait dire qui, quoi, mais qui, c’est certain.
    je cherche des lieux énergétiques pour avancer mon travail sur les énergies, et j’habite le département du nord.
    une druidesse m’a parlée de lieux sacrés dont elle a l’habitude de faire la visite avec des personnes qui la suivent.
    je préfère faire mes découvertes seule, non avec un groupe, juste avec mon amie méduim elle aussi.
    je n’ai pas besoin de forêt sacrée pour ressentir des énergies, celle des arbres est bienveillante, et le petit peuple je le sens souvent.
    aurais tu des idées de lieux à visiter dans le nord, ou pas trop loin.
    je te remercie vivement.

  21. Alexandra Vendredi 7 mars 2014 à 22 h 34 min - Reply

    Après, peut-être avez vous tous trop d’attentes? Je veux dire, l’arbre d’or est peut-être symbolique, je ne connais pas son histoire ou ce qu’on en dit de lui, mais peut-être qu’ils l’ont peint pour symboliser ce qu’ils appellent  » l’or  » mais que cet arbre a réellement une histoire, ou quelque chose, après je pense que Brocéliande ou pas, ça reste un endroit de nature et donc tout endroit de nature à forcément des énergies, car les énergies sont partout. Donc jouer à ou se trouve le plus d’énergies ou pas, c’est peut-être se tromper de question, vu que n’importe quel lieu surtout en nature à forcément des choses énergétiquement à raconter encore faut il savoir vraiment se poser et les ressentir (et là je parle en général), c’est sûr que plus on attend quelque chose d’un endroit, moins je trouve qu’on est apte à le ressentir, car souvent les choses se ressentent lorsqu’on les attend pas… Du moment qu’on attend quelque chose d’un lieu, c’est là qu’on entre dans le jeu du mental, ce qui nous coupe réellement à toute réceptivité. Après je ne nie nullement que c’est sûrement un endroit idéal pour l’embellir et attraper les touristes. Et que peut-être tout n’est pas exact sur ses légendes et sur le lieu au détail précis, mais quand bien même, cela reste une forêt, cela reste de la nature, donc elle aura forcément sa part mystique. Là ou je suis d’accord aussi est sur le fait qu’effectivement dans un lieu, même nature, mais ou beaucoup de gens vont, font du bruit etc, à force à force, se mêle leurs énergies aussi et la terre devient moins atypique, ou garde moins ses énergies  » de base  » je ne sais pas si je me fais comprendre. Cette forêt avait sûrement et peut-être plus à ressentir il y a des centaines et milliers d’années que maintenant, mais bon après tout, je pense qu’il faut y aller parce qu’elle doit quand même avoir des choses à raconter, tout comme sûrement certains lieux cultes, après c’est sûr qu’on peut retrouver peut-être ça et d’autres expériences dans la dernière montagne perdue derrière notre maison qu’on ignore encore. Le tout est d’aller dans chaque endroit sans réellement en attendre quelque chose de celui-ci, à attendre on se retrouve forcément déçu.
    Merci tout de même pour cet article, ça fait longtemps que j’ai envie d’y aller et c’est vrai que peut-être je recherche le frisson aussi en y allant (c’est humain), mais je pense que j’irais comme j’irais dans les montagnes dans mon arrière-pays, cet-à-dire avec le plus d’ouverture et de neutralité pour me faire ma propre opinion et mon propre ressentit :)

  22. Anthony Dimanche 26 avril 2015 à 21 h 14 min - Reply

    Bonjour, je vais refaire vivre les commentaires donnés, j’habite à moins d’une heure de Brocéliande, paimpont, la première fois que j’ai mis les pieds dans cette forêt mystique c’étais avec un ami et nous avions envie d’y rester passer une nuit et la croyez moi c’est une expérience qu’il faut vivre. Je pense qu’Arnaud n’a pas ressentie les choses car la journée les énergies se dissimules et il y a trop de personnes. Je vous conseil donc d’aller voir cette forêt la nuit avec une bonne lampe torche, un ou deux bon amis et d’écouter ce qu’elle a a vous dire et à vous montrer, personnellement j’ai ressenti beaucoup de choses que je n’avais jamais ressentie ailleurs dans une fôret, et en regardant aussi de plus prêt la diversité de la faune et flore, des insectes et animaux avec certaines espèces d’arbres qui ne devrait pas supporter le climat breton il y a de quoi se poser des questions…. en tout cas j’ai la chance aujourd’hui de vivre en Bretagne et assez proche de ce lieu ou je ne manquerais pas d’y retourner prochainement.

  23. wassila Jeudi 4 février 2016 à 21 h 37 min - Reply

    hahaha j ai bien rigolee (orthographe d un clavier allemand qui se passe d accent) lors de la decouverte du sublimissime  »arbre d or  »! vous parliez d egregores dans pas mal d article, je pense qu on s en approche assez…meme beaucoup en faite. A mon humble avis, je ne pense pas que ca soit reellement Broceliande, mais une foret armoricaine qui s en approche. Je n y suis jamais allee mais a l occasion je pense y faire un petit tour seule, peut etre qu a ce moment la il y aura un effet upwelling…ou pas.

  24. Fulup Jeudi 5 janvier 2017 à 19 h 41 min - Reply

    Aller visiter Brocéliande en été, c’est l’assurance de passer à côté. J’y suis allé à de nombreuses reprises et j’ai toujours été enchanté de mes visites, seulement il ne faut jamais y aller en juillet ou en août… Sinon, il y a aussi la partie « occidentale » de Brocéliande qui est la forêt d’Huelgoat en Penn ar Bed (29) : mais là aussi à éviter en été.

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