De l’évolution d’une entité….

Arnaud THULY février 27, 2016 17
De l’évolution d’une entité….

S’il est bien un débat récurrent quand on touche au domaine des entités, c’est celui de leur évolution au travers du temps qui s’écoule et des cultes, cultures et civilisations qui naissent, évoluent, meurent et renaissent.
Mais si!, vous savez, cet éternel débat du « Nan mais c’est pas parce qu’il y a 3000 ans c’était considéré comme une divinité qui tuait tout le monde que pour autant aujourd’hui elle a pas évolué en une gentille entité qui aime les pâquerettes (ou l’inverse)! Vu que tout le monde la voit comme ça aujourd’hui!« .
En clair, ce gros problème de la manière dont la croyance influence l’évolution de la nature d’une entité et donc d’un égrégore. L’égrégore étant par définition une création « mentale », l’évolution de cette mentalité devrait donc radicalement modifier l’égrégore, dans un effet de réciprocité d’action dont nous avons déjà pu parler dans l’article de magazine sur les égrégores.
Le problème s’étant présenté il y a peu au cours d’une discussion « enflammée » sur mon mur facebook, je me suis dit qu’il serait bon de faire un point sur le sujet afin de faire la part des choses sur ce qui se passe réellement et sur ce que nous nous plaisons à croire. C’est un sujet qui par bien des aspects, a parfaitement sa place à la suite de l’article que j’avais écrit sur le Respect dû aux entités. Cet article visera simplement à expliquer certains mécanismes liées aux entités, et, s’il n’intéressent pas les croyants, il pourra au moins je l’espère, éclairer ceux capables de dépasser les dogmes en tout genre, ainsi que les chercheurs et ceux qui s’intéressent à la traque.

Nous allons donc essayer de faire un point sur le sujet pour mieux comprendre comment cela fonctionne, et quelles en sont les limites…

ps: ATTENTION : Quand je parle d’entités, je n’inclue pas ici les Esprits (donc d’anciens humains ou êtres vivants). Attention à ne pas faire la confusion.

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1) Une ou Deux entités?
C’est une idée assez courante qu’il est parfois possible de lire. Cette idée selon laquelle la disparité des comportements apparents (ou plus exactement des considérations personnelles que nous posons sur les entités) serait le signe que nous ne faisons finalement plus référence à la même entité/divinité que celle d’origine.
En clair, si l’entité A était belliqueuse, méchante et destructrice et que le nouveau regard culturel en faisait une entité gentille et douce, alors il y aurait une sorte de scission voire la création d’une nouvelle entité B qui porterait le même nom que la première, mais qui ne serait plus cette entité. Voilà qui expliquerait aisément pourquoi en effet en apparence et bien l’entité semble différente. S’il est vrai qu’il peut arriver que deux entités portant le même nom soient créées, cela ne peut se faire qu’à la condition que cela se fasse sans qu’il y ait considération pour la précédente (ou alors que la création soit totalement volontaire, comme dans le cas d’une forme-pensée par exemple, mais on sort du cadre de l’article).
Je m’explique : Imaginons Zeus, cette divinité multimillénaire. Forcément, le simple fait de dire son nom vous renvoie à la divinité grecque. A moins d’être franchement inculte (ou d’avoir passé votre vie dans la jungle), il y a peu de chance que vous ignoriez de qui il s’agisse, même vaguement. Aussi, lorsque vous entendez ce nom, inconsciemment vous faites l’association avec la divinité du même nom. Même sans en connaître ses attributs, si vous vous mettez à le « vénérer » avec des attributs nouveaux (symboles, comportements etc.), vous créerez involontairement un lien avec la divinité que vous connaissez. Aussi, il ne pourra pas y avoir de dissociation.
Imaginons maintenant, je sais pas moi…. Ningirsu. Un de vos potes vous a parlé de cette entité dont il a vu un dessin super sympa sur google, qu’elle est trop badass, trop cool, trop sympa. Vous n’avez jamais entendu ce nom, vous ne savez pas du tout à quoi il se rapporte, lui non plus, et vous allez vous fier à votre ami et peu à peu forger votre image sur ce que vous imaginez de cette entité à partir du dessin. Au fur et à mesure, vous et vos amis allez vous mettre à lui vouer un culte, à l’évoquer selon un rite que vous aurez créé. Peu à peu, vous allez créer un nouvel égrégore, parce que vous n’avez aucun lien avec une entité antérieure. Et peu à peu, cet égrégore que vous créerez sera sympa, trop cool et tout et tout…… et tant pis si à l’origine il s’agit d’un Dieu de la Guerre chez les sumériens.

Comme vous l’avez compris, ce n’est donc pas le fait de croire simplement à une version « différente » de l’entité qui amène à la création d’une nouvelle, mais bien la non relation avec la première. Le principe de dissociation est donc un mythe et malgré toutes les observations des différents traqueurs, jamais aucun début de preuve d’un telle hypothèse n’a pu être trouvé.
Mais à ce stade…. une autre question peut se poser……

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2) Une entité peut-elle mourir et disparaître?
Voilà une question troublante, surtout pour ceux qui se plaisent à penser les dieux immortels, vivant éternellement dans des plans d’existence différents des nôtres…
Les diverses traditions nous donnent cette vision des entités et des dieux, supérieurs aux humains et donc non soumis aux affres des basses formes de vie que nous sommes. Soyons clairs, je ne dis pas que de telles entités n’existent pas, ce serait absurde de prétendre avoir une quelconque vérité à ce sujet. Mais à la manière de Popper et de ses cygnes, jusqu’à ce jour tout ce que j’ai pu rencontrer dans l’astral, toutes ces entités prétendument immortelles des traditions n’étaient pas ce que l’on en disait. Mais comme toujours, le fait de ne voir que des cygnes blancs ne veut pas dire qu’il n’en existe pas de noirs. Ca fait 15 ans que je suis à la recherche de ce fameux cygne noir, c’est même l’une de mes principales motivations en tant que traqueur ^_^

Quoi qu’il en soit, focalisons-nous non pas sur les récits traditionnels mais sur ce que nous pouvons réellement observer pour l’instant. Une entité est un amas énergétique créé par des êtres vivants (pas forcément des humains, cf article sur les égrégores). Tant que l’entité est vénérée par des gens, elle est donc alimentée. Mais le jour où tout le monde meurt et qu’elle tombe dans l’oubli… que se passe-t-il?
Et bien la chose est assez simple: avec le temps, elle finit par elle-même disparaître, son énergie finissant par s’amoindrir sans source de nourriture.

A la différence d’une forme de vie classique qui en quelques semaines/mois mourrait, une entité peut vivre trèèèèèèès longtemps avant de disparaître, pour peu qu’elle ait de grosses réserves d’énergies (donc qu’elle ait eu un grand nombre de fidèles). Mais le temps fait son œuvre. Pour comprendre la chose, imaginez qu’une entité est comme une bouteille d’eau percée de petits trous par lesquels s’échappent l’eau/énergie. Tant qu’on continue à mettre de l’eau dans la bouteille (croyance) et qu’il y a beaucoup de croyants pour boucher les trous, l’entité fait grandir la bouteille. Mais le jour où plus personne n’est là, les trous se font de plus en plus nombreux et l’eau s’échappe peu à peu, jusqu’à ce qu’il n’en reste rien…
En moyenne, quelques siècles suffisent, il suffit de voir « l’état » de certaines « divinités » des anciens temps totalement oubliés de nos contemporains…
Quand je dis totalement oubliés, je veux bien dire que PERSONNE ne les vénère plus. Parce que bon, il faut bien se rappeler que ce n’est pas parce que vous ne connaissez pas une entité que pour autant il n’y a pas des groupes de fidèles ailleurs quelque part dans le monde. Bien des cultes continuent à exister de par le monde, même si nous en ignorons la plupart. Et des cultes, mêmes petits, suffisent à faire perdurer une entité. Pendant un temps en tout cas.
Bien sûr, quand il ne reste aucun fidèle, une entité peut chercher à compenser en agissant à la manière d’un vampire énergétique par exemple, mais ce n’est pas automatique.

A titre purement personnel, je pense qu’il faut pour cela une forme de « mentalité » propice, donc une construction de l’entité qui la pousse à vouloir survivre et à faire ce qu’il faut pour cela. Dans le cas contraire, elle n’agit qu’à la manière d’un programme informatique relativement limité dans ses choix, aux capacités d’apprentissage restreints. Les entités « négatives » (entre «  » car objectivement cela ne veut rien dire…) sont ainsi les plus à même de pratiquer ce genre de chose. Mais ce n’est qu’un simple avis, le sujet faisant encore débat là aussi.

Revenons-en au sujet de l’article. Évidemment vous l’aurez compris, si une entité délaissée pendant longtemps disparaît, quand un groupe de nouveaux fidèles apparaîtra (après avoir lu un vieux livre d’histoire par exemple?), ils contribueront à créer un nouvel égrégore qui remplacera l’ancien. Celui-ci n’aura plus les caractéristiques du précédent, mais il n’aura pas davantage son passif, son histoire, ni rien qui le fait être « lui ». Il ne sera qu’un nouveau « programme » portant son nom et potentiellement quelques attributs que l’on y aura remis.
Cela arrive. J’ai eu l’occasion de traquer de petites entités il y a bien des années qui étaient dans ce cas. Mais cela reste cela dit un cas peu courant. Ce n’est pas pour rien en général qu’une divinité perd tous ses fidèles, et il est donc rare que des gens, après un certain temps, la fasse  renaître de ses cendres…

En clair, dans l’énorme majorité des cas, il y a bien une et une seule entité qui naît, se développe, et « évolue » au fil des décennies. Il n’y a que rarement un « remplacement » et tout aussi rarement la création d’un nouvel égrégore dès lors où l’on traite d’une entité un peu connue.

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3) Évolution des entités…. réalité ou fantasme?
Abordons maintenant le problème de cette fameuse évolution des entités. Par évolution on parle ici non pas de son « agrandissement » ou de sa « diminution » (ok ça fait un peu appartement là…) mais bien de l’évolution de son comportement, de son caractère et de ses attributions. Une entité belliqueuse dans le passé peut-elle devenir un gentil bisounours si beaucoup de gens se mettent à la voir ainsi?
Si on suit la pure logique classique des considérations liées aux égrégores, la réponse évidente serait un grand OUI. Après tout, un égrégore étant le fruit de pensées communes, si ces pensées évoluent, l’égrégore évolue. Et dans le principe, cela reste vrai. Mais quand on s’intéresse un peu plus en profondeur au sujet… on s’aperçoit qu’il est nécessaire de mettre un ENORME bémol.
Tout d’abord, parce que faire une sorte de « mise à jour » de l’égrégore en lui insufflant une nouvelle essence ne transforme pas l’égrégore en profondeur, il contribue simplement à créer une « couche » différente.

Prenons l’exemple d’un oignon, qui sera plus parlant (d’autant plus que dans l’astral, la vraie forme d’une entité est plus ou moins une boule d’énergie et non pas les formes humanoïdes que nous nous plaisons à leur donner). Quand vous regardez votre oignon, vous ne voyez qu’une grosse boule. Mais il est plus complexe en réalité que l’image de boule simpliste que l’on peut s’en faire. Il se compose d’une multitude de couches, jusqu’à atteindre le cœur qui est fait d’un seul bloc.
Et bien une entité, c’est presque la même chose (presque, ce n’est qu’une métaphore hun! parce que si ma mémoire est bonne, la plus ancienne couche de l’oignon est en réalité celle du pourtour, les couches successives se développant par l’intérieur).
La plupart des praticiens s’intéressent peu à comprendre ce qu’est vraiment une entité, et s’intéressent encore moins à comprendre comment le phénomène d’égrégore fonctionne vraiment, préférant là encore se contenter du regard global pour dire « c’est ça« . L’apparence ne fait pas le moine pourtant… Dans une telle logique, il est certain que si nous peignons notre oignon en bleu, ce que nous en verrons sera donc un oignon bleu, et nous pourrons ainsi affirmer péremptoirement : « Voyez, j’avais raison, l’oignon est bien bleu!« . Mais la réalité est toute autre, et s’il est amusant de dire que l’oignon est bleu au prétexte qu’une seule petite couche est bleue, un peu de bon sens suffit pour se rendre compte de la supercherie. Sous celle-ci se révèle la réalité de l’oignon, violet ou jaune selon celui que vous aurez acheté.

Une entité fonctionne sur le même principe. Elle possède une base, un noyau qui correspond à son essence profonde, réelle, à qui elle correspond selon la façon dont elle a été créée et conçue. Et au fil du temps, de nouvelles couches se rajoutent à mesure que les cultures et traditions en modifient l’image, les attributs, les comportements et caractères. Plus longtemps un culte reste semblable, plus « épaisse » est la couche, recouvrant peu à peu les couches précédentes et le noyau, sans pour autant jamais les faire disparaître. (c’est d’ailleurs parce que ces couches ne disparaissent jamais qu’une entité ancienne est capable de relater un passé si riche!)
Des changements radicaux au sein de l’une des couches tendent à masquer peu à peu les couches en dessous, mais pour que de tels changements s’installent véritablement, il faut du temps. Beaucoup de temps…. ou énormément de croyants. Une divinité belliqueuse ayant eu des millions de fidèles pendant des milliers d’années ne deviendra pas un bisounours en l’espace de 30 ans de néopaganisme fluffy bunny, mais une entité belliqueuse créée il y a 30 ans par une centaine de personnes, ayant été récupérée par un millions de croyants il y a 5 ans la voyant comme un bisounours, deviendra bel et bien un bisounours dans ses grands traits de personnalité…

Certains poseront certainement la question suivante (légitime): « mais moi j’ai croisé telle entité, et elle était gentille, rien à voir avec ce qu’en disent les livres d’histoire! C’est bien la preuve qu’elle a évolué et qu’elle est gentille! Non?« 
Non.
Comme nous l’avons dit, une entité est en quelque sorte un programme. A chaque couche, une mise à jour. Mais comme toute mise à jour, en voulant modifier des choses, cela amène son lot de bugs. Une entité belliqueuse devenue bisounours réagira comme on l’attendra, elle verra son comportement extérieur s’adoucir. Mais elle sera comme mise en cage, surtout si pendant des siècles ou des milliers d’années on l’a vu sous un autre regard. Gare à celui qui, trop sûr de lui, commettra une erreur réveillant la nature profonde de celle-ci, car il en paiera le prix. Combien de fois j’ai pu voir sur les forums à tendance « new age » les gens s’extasier devant le gentil archange saint michel trop kawaï, dessiné tel un bel éphèbe bodybuildé au corps huilé et à ailes d’anges, protecteur de la veuve et de l’orphelin… oubliant que sous cette couche nian nian se cache l’une des entités (certes neutre) les plus guerrières qui soient, qui n’hésitera pas à tout dévaster sur son passage pour terrasser son ennemi. Que de témoignages j’ai pu entendre quand j’avais la boutique, de gens qui suivant les discours bisounours avaient fait appel à cet archange et s’étaient retrouvé pris dans une tempête les dépassant totalement…

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Avant de terminer cet article, il me faut néanmoins faire ici une précision importante. Si, comme je l’ai indiqué dans la première partie, il n’y a pas de création d’un nouvel égrégore au prétexte de l’attribution de nouvelles caractéristiques très différentes de celles préalables, pour autant il peut y avoir création de forme-pensée, c’est à dire une entité rattachée à son créateur et à lui seulement. De la même manière qu’il est courant que le spiritisme soit générateur de formes-pensées pour « répondre » aux attentes du participant, il arrive également couramment que le « croyant » se crée sa propre représentation d’une entité sous la forme d’une forme-pensée. Une personne dans son coin n’a que très peu d’influence sur un égrégore dans sa globalité, il est rarissime qu’il soit en mesure de créer à lui seul une nouvelle couche, ou même d’en modifier une de manière radicale. Dans un tel cas, il créera plutôt involontairement une forme pensée qui correspondra à ses attentes. Cette entité n’a évidemment pas de portée plus grande que celle de n’importe quel gardien/serviteur que pourrait créer l’opérateur, mais il donne l’illusion que « l’entité » d’origine correspond bien aux convictions du praticien. Si je me mets, seul dans mon coin, à imaginer que Cthulhu est un mignon petit poulpe avec des ailes, que je passe mon temps à me le représenter ainsi, il y a de fortes chances que je devienne créateur d’une forme pensée qui aura les caractéristiques exactes que j’ai envisagé, me permettant ainsi de dire « moi c’est comme ça que je le vois », sans pour autant qu’il soit désormais question véritablement de l’entité d’origine. Un tel phénomène est très courant chez les praticiens, tant débutants qu’aguerris, et il est assez rare que l’on soit en mesure de prendre assez de recul pour s’interroger sur la possibilité que l’entité avec laquelle il converse ne soit finalement que le fruit de sa création, et non celle de l’entité originelle à laquelle il croit s’adresser. Le célèbre « à chacun sa vérité » trouve alors tout son sens, même s’il est alors plus question de création personnelle que de généralisation réaliste.

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Conclusion

In fine, ce qu’il faut bien comprendre c’est que OUI, l’évolution d’une entité existe bel et bien d’une certaine manière. A mesure que l’oignon grandit et acquiert de nouvelles couches, il évolue. Mais pour que cela se fasse correctement, elle doit se faire en allant dans le sens du développement naturel de l’entité, c’est à dire dans l’acquisition de compétences complémentaires ou dans un changement normal. Une entité belliqueuse peut le devenir encore plus, ou un peu moins. Elle peut être d’abord déesse de la guerre, puis devenir celle des enfers ou du meurtre par exemple. Dans un tel schéma, point de problème majeur. Attention néanmoins, le fait que 100 couches la rende plus gentille un peu à chaque fois pourra amener à avoir un fluffy bunny, mais avec un coeur loin de l’être. On pourra voir ça à la manière des humains qui ont des masques, sur les réseaux sociaux par exemple.
Mais si l’on tente de modifier radicalement le comportement d’une entité, en la faisant passer de grande méchante à grande gentille (ou l’inverse), le fond, bien que masqué, restera éternellement, au risque de rejaillir un jour pour peu que le praticien ouvre involontairement (ou non) certaines brèches. Voilà donc le risque de se laisser aller au fluffy bunnisme ou à l’inverse à la simple modification profonde de certains attributs et caractères.

Nous prétendons souvent vénérer ces divinités et entités, mais avouons-le, nous le faisons bien souvent d’une manière profondément égoïste, s’intéressant davantage à notre propre manière de voir l’entité dans un contexte moderne qui nous convient qu’à ce qu’elle est réellement, projetant nos propres fantasmes sur elle afin qu’elle corresponde à nos idées et à nos goûts et lui déniant paradoxalement le droit de jugement quand cela nous arrange.
Une entité n’est pas que ce que nous en voyons ou ce que nous voulons bien en voir. Elle est souvent riche d’un passé, d’une histoire, et d’une personnalité fantastique, qu’il est possible de faire ressurgir quand on cesse d’imposer ses propres vues ou ses propres fantasmes et que l’on est prêt à écouter. Nous faisons l’erreur d’en oublier que même étant de simples créations, elles en sont devenues « vivantes », et relativement autonomes. Qu’elles ont donc une forme (et je dis bien une forme) de sentiments, qu’elles font des choix, qu’elles prennent des décisions. Qu’elles apprécient certaines choses. Qu’elles en détestent d’autres. Fonction de leur passif et des considérations de ceux qui ont contribué à les construire au fil des siècles. Mais un homme ne fait pas une culture. Nos considérations personnelles ont bien peu de place dans l’évolution concrète d’une entité.
Au lieu de trop nous focaliser sur les dogmes et croyances ou sur nos propres considérations, probablement devrions-nous repenser notre manière d’appréhender notre relation aux entités, et nous mettre à écouter un peu plus ce qu’elles ont à dire réellement (et pas ce que nous aimons leur faire dire, le channeling étant de ce point de vue bien souvent une véritable horreur), ce qu’elles ont à raconter, le témoignage qu’elles peuvent offrir.
Les histoires sont écrites par les hommes.
L’histoire est écrite par les vainqueurs.
Mais ces noyaux et ces couches d’entité, eux, sont le témoignage vivant du passé de l’entité, à la manière dont les cercles de croissance d’un arbre nous indiquent comment il a grandit, dans quel climat et quelles conditions.
Car le respect pour les entités commence déjà par là: écouter ce qu’elles ont à dire sur ce qu’elles sont, et non ce que nous voudrions qu’elles soient…
De cette manière, on se rendra probablement compte que bien des entités « bénéfiques » ont un fond plus mauvais qu’on ne l’imagine, et que bien des entités « négatives » un fond meilleur que celui qu’on leur attribue…

17 commentaires »

  1. Dune Dimanche 28 février 2016 à 22 h 47 min - Reply

    Merci ! c’est plus clair pour moi !

  2. Toupie Lundi 29 février 2016 à 1 h 49 min - Reply

    Bonjour,
    Est-ce qu’une entité peut évoluer, devenir autonome, et au fil du temps devenir suffisamment élaborée jusqu’à devenir un Esprit?
    En voyant l’image de l’archange Michel, je me demande quelle est l’essence énergétique de cette entité, car on en lisant les sites qui en parle, on associe presque toujours cet Archange au soleil ( comme sur l’image sur laquelle on peut voir le bel éphèbe auréolé d’une lumière solaire autour de la tête, ainsi que des sphères de lumière autour de lui)
    On peut donc se demander si mise à part l’énergie spirituelle octroyée par ses créateurs, cette entité ne tire pas son énergie également de la source solaire?

    • Arnaud THULY
      Arnaud THULY Mercredi 2 mars 2016 à 10 h 15 min - Reply

      Bonjour,
      De mon point de vue et de celui de tous les traqueurs que j’ai pu connaître, non, un égrégore ne peut pas devenir un esprit. Par contre un esprit peut se greffer sur un égrégore. Mais c’est encore un autre sujet (j’en parlerai peut-être un jour).
      Pour l’association dont vous parlez, il faut davantage y voir un phénomène de correspondance qui sert la focalisation mentale et donne un but à l’entité en lui donnant ses caractéristiques, plus que capable de la nourrir. Les sources « naturelles » énergétiques sont peu propices de manière générale à servir de nourriture à des entités, quelle que soit leur nature et/ou leur taille. Je n’ai pas d’explication concrète par contre malheureusement, il est très complexe d’étudier de telles sources d’énergies et de comprendre leur véritable nature…. voire même juste si elles existent bien au delà de leur seule action de luminaire.

  3. Ander Lundi 29 février 2016 à 14 h 36 min - Reply

    Bonjour,

    Merci pour cet article très riche en information et qui m’aide à préciser des choses importantes dans ma compréhension.

    Je serais très heureuse de connaitre la différence avec les Esprits (c’est à dire les défunt anciens humains). Ceux-ci évoluent aussi au cours du temps. Mais je me demandais quelles différences de processus l’on peut faire.

    De nombreux Esprits sont transformés par exemple en Saints, et acquièrent par là un pouvoir certain, cependant n’importe quel esprit ne peut pas être transformé en Saint, loin de là. A la base le mécanisme est très différent puisqu’il ne s’agit pas d’un égrégore mais d’une matière énergétique déjà « vivante » (ce souffle dont vous parlez), mais dont je pense la nature peut se modifier en partie de par la manière dont les vivants nourrissent le défunt (pensées, émotions, actes).

    Au final entre un saint (esprit) et un archange (entité), quelle sera la différence de nature…? De pouvoir? d’évolution? et la manière de créer un lien avec l’un ou l’autre? Est-ce que la durée de vie est différente de par cette nature? le processus de création plus ou moins complexe dans un cas ou dans l’autre? J’ai beaucoup de questions à ce sujet… :)

    Cordialement.

    • Arnaud THULY
      Arnaud THULY Mercredi 2 mars 2016 à 10 h 27 min - Reply

      Bonjour,
      Pour comprendre la différence : un égrégore ne peut pas devenir un esprit. Mais un esprit peut se greffer sur un égrégore (qui soit se forme autour de lui, soit se crée indépendamment et est ensuite récupéré).
      Un saint n’est pas forcément un esprit. La plupart des saints sont de purs égrégores, même s’ils sont censés représenter une personne ayant réellement existé. C’est un peu toujours le problème en fait, la plupart des esprits ne perdurent pas dans le temps, sauf s’ils décident consciemment de rester, soit parce qu’ils ont une vocation particulière, soit parce qu’ils n’arrivent pas à passer à la suite. Dans l’absolu, on peut s’imaginer que la plupart des saints (humains) sont suffisamment élevés spirituellement pour poursuivre sans difficulté leur chemin. Par conséquent, seule une petite poignée d’entre eux peut décider de rester volontairement. Par ailleurs, la plupart des saints ne le deviennent que longtemps après leur mort, leur béatification pouvant prendre plusieurs siècles parfois. Il est alors très très peu probable qu’ils soient resté en attendant une hypothétique béatification, ces gens n’étant pas matérialistes par définition.
      Au final, il n’y a pas forcément de différence de nature entre un saint et un archange par exemple (de nature profonde j’entends), quant au pouvoir, tout dépend de l’ampleur du culte qui les entoure. Certains saints sont plus vénérés que la plupart des archanges, qui pour plusieurs d’entre eux, sont peu révérés. Leur durée de vie sera donc proportionnelle à la foi qui les entoure. De telles entités ayant parfois de très gros cultes (pour les saints je pense par exemple aux cultes qui existent à leur sujet à la réunion, à madagascar, au brésil, au mexique etc.) elles ont d’énormes chances de survivre à bien des générations, d’autant que la ferveur ne semble aller qu’en s’accentuant ^_^

  4. Sébastien Jeudi 3 mars 2016 à 11 h 07 min - Reply

    Bonjour,

    Tout d’abord, merci d’être présent dans le monde de l’éso pour l’aspect : doute de tout, remets tout en question… même de toi même en permanence pour avancer… dans cet univers où l’humain est tout petit et facilement bernable

    Et pour cet article très pertinent encore une fois

    Pour l’aspect bisounours de St Michel contemporain, Je me suis amusé à étudier la jonction entre cet aspect, les rouleaux coptes éthiopiens de guérison dont j’en ai un chez moi, Et la jonction avec le copte qui est la dernière phase des hiéroglyphes égyptiens et le livre des morts.

    J’ai pu vérifier comme ça que rien que là, on est plus du tout sous le même registre de coloration comme tu le dis.
    Ça habitue à se protéger au maximum quelque soit la nature de l’énergie étudiée, même si elle paraît à la base inoffensive.

    Par contre j’ai une question :
    Dans ces fameux rouleaux de guérison éthiopiens, même dans une époque similaire, on peut retrouver cette disparité de couleur pour ce même archange.

    Alors est ce dû au guérisseur en temps que tel ?
    Ou aux différentes initiations même si elles sont censées être complètement de tradition orale ?
    Certaines étant plus christianisées et d’autres plus traditionnellement reliées à l’a couche de l’égregore originel pour la même représentation symbolique?

    • Arnaud THULY
      Arnaud THULY Samedi 23 avril 2016 à 9 h 57 min - Reply

      Bonjour,
      Difficile de répondre je l’avoue. Je pense qu’il y a un peu des deux. Comme je l’indiquais, chacun pose ses conceptions propres sur les entités, les différents courants initiatiques comme les différentes personnalités des praticiens jouent donc nécessairement, et influence l’égrégore au moins superficiellement. Après dire précisément ce qu’il en est, connaissant mal les dits rouleaux il m’est difficile de pouvoir confirmer ou infirmer :-/ Navré
      Bonne journée

  5. Toupie Vendredi 4 mars 2016 à 10 h 48 min - Reply

    Merci pour cette réponse!
    Les sources « naturelles » énergétiques sont peu propices à nourrir des entités, mais peut-être sont-elles propice à nourrir des Esprits?
    Quand au respect dû aux entités, cela me laisse perplexe, car comment avoir un sentiment de respect envers des formes d’énergie que l’on compare de par leur fonctionnement à un programme informatique, et donc qui semble de ce fait froidement technologique, donc sans âme….
    De plus, je suis aussi perplexe quand au fait d’écouter ce qu’elles ont à dire, pour en apprendre davantage sur leur nature et leur passé.
    Car si on peut se leurrer soi-même sur leur véritable nature, en projetant sur elles ce que nous voudrions qu’elles soient, rien n’empêche non plus que les instigatrices de la tromperie et du mensonge soient les entités elles- mêmes…
    Comment être sûrs en les écoutant, qu’elles ne mentent pas sur ce qu’elles sont, ou ce qu’elles prétendent être ( car étant du monde astral ces entités ont un avantage sur les habitants du monde physique… elles peuvent changer de forme, maîtriser des énergies, capter ou voir ce qui nous échappe dans cette dimension physique, etc)
    Dans ces conditions, comment s’assurer de l « honnêteté » dans les propos que ces entités pourraient tenir?

  6. Renart Mardi 8 mars 2016 à 23 h 18 min - Reply

    Bonjour Arnaud,
    Merci pour ton article. Il est clair, construit, et indubitablement logique. En fait, il est même un peu trop logique à mon goût. Je me pose quelques questions quant aux images utilisées. Je me demande par exemple, si la mécanique de construction de ces divinités suit ce schéma de couches. Je comprends ce que tu dis, d’un point de vue chronologique, mais j’ai une vision plus chaotique. Une divinité n’est pas pour moi quelquechose de pur, comme le noyau que tu décris. La plupart de celles qui me passionnent ne viennent pas d’une source unique, mais sont souvent des agrégats de sous divinités plus anciennes. Avant d’arriver à Pan, ou Athena par exemple, il y a eu sur tout le pourtour méditerrannéen une multitude de petits dieux préhellenistiques, qui au gré des échanges humains se sont agrégés jusqu’à former un tout à peu près cohérent, pour une zone et une période données. Pour coller à ta vision des choses, admettons que ton noyau corresponde à cette étape, on va employer l’idée réductrice de personnalité d’un dieu. Cette personnalité, bien que constante dans ses caractères dominants, présente dès le début des variables significatives. Les attributs de tel ou tel, à une même époque, varient selon les régions, l’intérêt qu’ont les castes dirigeantes à se les attribuer ou au contraire à les dénigrer, mais aussi à la perception des masses croyantes, autrement dit de la mentalité des dévôts. Tu disais, et mes croyances te rejoignent, qu’un dieu oublié meurt. Qu’en serait il d’un aspect divin totalement oublié? L’entité procéderait elle à un jeu de vases communiquant, pour répartir l’énergie reçue de manière à entretenir sa cohérence initiale, ou au contraire developperait elle cet aspect efficace, comme un muscle se développe lorsqu’il est travaillé, tandis que l’aspect oublié s’atrophie? Je penche plutôt pour la deuxième option. Ce qui voudrait dire que certaines caractéristiques peuvent disparaitre avec le temps. Dans ton image « oignonesque », il resterait préservé, intact, au coeur de l’entité, ce serait en quelque sorte son moi profond. J’ai une vision qui relève plus de la tectonique des plaques. Ce qui est alimenté se développe, ce qui est oublié se résorbe, est avalé et recyclé en autre chose. Ce qui est vrai pour le dieu le serait aussi pour ses composants. Bien sur, cela demande des siècles et des masses de croyants. Beaucoup de vieux arbres ont le coeur vide et creux, c’est dans les couches superficielles que la vie circule. Ta vision sphérique des entités est leur perception énergétique, si j’ai bien compris. Reflète elle pour autant leur construction « psychique »? Je ne saurais le dire, mais instinctivement, j’aurais tendance à croire que les traits les plus vivaces et les plus forts sont au contraire ceux qui affleurent. Evidemment, il est plus qu’indispensable de se défier avant tout de nos propres désirs de projection. Au delà même de ces désirs,j’ai observé qu’une même entité ne se présentait pas exactement sous le même jour selon les praticiens qui s’adressent à elle. Non seulement elles ont leurs têtes, si je puis dire, mais au delà des attentes de l’un ou de l’autre, je dirais que pour que le courant passe, elles se manifestent par l’aspect qui entre le plus en résonnance avec le praticien. Comme s’il fallait cet accord pour s’entendre. Peut on selon toi imaginer, que sans qu’il y ait de volonté de modelage, les dieux évoluent naturellement selon les époques qu’ils traversent, qu’il y ait une sorte de contamination, comme une sympathie nécessaire (au sens premier) avec l’époque pour pouvoir agir dans celle ci?

    • Arnaud THULY
      Arnaud THULY Samedi 23 avril 2016 à 9 h 52 min - Reply

      Hello,
      Je pense que pour répondre à ta question il est important de rappeler un détail essentiel des entités et globalement du plan astral : Tout est illusion. Le contact que nous avons avec une entité est effectivement lié en grande partie à la personnalité de celui qui l’évoque. Il projette sur elle une image qu’il s’en fait, qu’elle soit juste ou totalement faussée par ses propres préjugés. Là aussi, le regard que nous portons peut influencer considérablement la conversation. Soyons sincères, une entité ne peut pas s’exprimer par des mots tels que nous le considérons, elle n’est pas doté d’organes vocaux pour que nous l’entendions. Aussi, c’est par le filtre de notre propre culture que nous recevons ses messages, ce qui représente un considérable problème de fond, à savoir que chacun peut faire dire ce qu’il veut à une entité, ou interpréter ce qui est dit afin que cela lui convienne mieux.
      Ce n’est pas tant l’entité elle-même qui communique différemment, c’est celui qui reçoit l’information qui la retransmet autrement. Et cela pose justement tout le problème du respect de l’entité et de ce qu’elle est, puisque chacun posant en permanence ses propres considérations, au final c’est rarement l’entité qui peut réellement s’exprimer pour dire ce qu’elle veut, chacun projetant ses propres considérations en se limitant bien souvent aux couches qui lui correspondent le mieux.

      Pour la construction psychique, les traits les plus vivaces et forts sont ceux qui sont le plus entretenus, ils sont donc affleurants en effet. Mais dans l’absolu, on peut tout à fait considérer qu’un trait fort hier peut être balayé par un nouveau trait fort aujourd’hui. Le précédent se verra recouvert sans pour autant disparaître, il sera simplement moins visible de prime abord.

  7. Robin Mardi 16 août 2016 à 14 h 14 min - Reply

    Bonjour Arnaud, article très intéressant mais qui me pousse à deux questions :)

    1. Tu parles de toucher accidentellement le coeur d’une entité mais cela peut parfois être le but recherché. Comme tu l’as si bien dit, certaines entités vues commes des « monstres » à notre époque ont eu un passé bien moins « nocif ». Je prends pour exemples les anciens dieux comme Baal Zébub (si je me souviens bien) qui est passé de dieu de la divination par les mouches à démon +++ avec les religions du livre. Une telle entité doit avoir une histoire folle mais le premier contact doit également être très dangereux si on prend en considération le nombre de gens qui croient aux démons et en ont peur. Dans ce cas comment percer les couches pour atteindr ele coeur sans se faire percer le premier ? :D

    2. Certaines entités ont une grosse autonomie, dans un tel contexte, est-il imaginable qu’une entité (une déesse imaginons) crée sa propre forme pensée ou son propre égrégore ? Imaginons que 10 groupes appellent Hékate en même temps, n’est-ce pas envisageable que la déesse envoie des « petits bout d’elle même » à chaque groupe et qu’au final elle n’apparaisse pas elle même ? De même dans ta pratique, qu’est-ce qui te rend sur que tu as eu affaire aux entités elle même et pas à une projection « mortelle » des entités en question ?

    • Arnaud THULY
      Arnaud THULY Mardi 16 août 2016 à 16 h 37 min - Reply

      Hello Robin,
      1) Je n’ai pas souvenir d’avoir dit qu’on pouvait atteindre « accidentellement » le coeur de l’entité, mais j’ai peut-être juste mal écrit un truc. On peut tout à fait le chercher volontairement. Perso ça a toujours été mon but dans la traque. N’étant pas croyant la partie superficielle ne m’a jamais intéressé.
      Il est clair que les couches superficielles sont les premières visibles. Dans le cadre de « démons », la seule solution efficace est d’emprisonner la bestiole pour lui empêcher justement de te sauter à la tronche. On ne fait au final que réutiliser là les techniques classiques de goétie, qui servent aussi à ce que le praticien ne se fasse pas attaquer par le démon qu’il convoque :p Cela dit c’est valable pour toutes les entités qui ont un côté sombre, pas uniquement les démons. Certains utilisent des cages comme celles que j’avais créé dans mon ancien occultum, d’autres utilisent des cercles (ou des triangles) d’apparition tracés à la craie au sol.

      2) Une entité ne peut pas vraiment créer sa propre forme-pensée/égrégore, mais elle peut néanmoins fractionner son énergie. Si 10 personnes l’appellent en même temps, elle pourra fractionner son énergie en autant, sans nécessairement « être présente », cette énergie n’ayant pas nécessairement d’autonomie (ou celle-ci étant très faible). N’oublions pas que de l’énergie n’a jamais de forme, aussi, si 10 personnes appellent en même temps, ils « verront » peut-être 10 hécates, là où il n’y en a en réalité peut-être aucune, simple projection mentale très classique.
      Dans ma pratique j’ai eu le droit un peu à tout en fait (et parfois c’était préférable :-p ) et au début j’ai eu parfois du mal à faire la différence, mais quand on commence à avoir l’habitude des traques on se rend rapidement compte de ce qui n’est qu’une subdivision énergétique et de ce qui est bel et bien l’entité d’origine.

  8. Robin Mercredi 17 août 2016 à 14 h 23 min - Reply

    « Gare à celui qui, trop sûr de lui, commettra une erreur réveillant la nature profonde de celle-ci, car il en paiera le prix »

    ==> Je faisais référence à cette phrase et à une autre que j’ai eu la flemme de chercher :p

    Merci de tes réponses en tout cas, en effet la Goétie me semble toute indiquée pour maîtriser une telle entité le temps d’évoluer à travers ses « masques » (merci pour la référence à la Persona de Carl Jung :p)

  9. Mine Jeudi 4 mai 2017 à 22 h 08 min - Reply

    Bonjour Arnaud,
    Merci pour ces partages.
    J’apprécie votre esprit de chercheur, cette volonté de grandir en élargissant votre champ de vision, et de chercher à transmettre cet état d’esprit qui ne se contente pas du connu, des vraisemblances et des « on dit ». J’apprécie votre intégrité.

    Ces aspects-là me sont chers, j’y aspire et ils me nourrissent. J’ai renoncé en grande partie à la pratique magique, car n’étant pas en excellente santé, cela ne me semble pas intelligent.

    J’aimerais connaître l’identité de deux entités qui sont venues me voir séparément. Etant « médium », ce ne sont évidemment pas les seules présences que j’ai pu voir ou sentir. Mais là, bien qu’elle ne m’aient rien fait, j’ai eu très peur à cause de l‘aspect de leurs yeux et de l’intensité de leur présence. Toutefois – je me répète – pratiquer la traque ou même un simple rite ne me semble pas sage. (D’autres entités pourraient être attirées et me porter préjudice par la suite d’autre part.)

    Mieux vaut-il donc accepter de ne pas en savoir plus, ou y aurait-il une autre alternative ? Des expériences de ce type vous sont-elles arrivées que vous souhaiteriez partager ? Que pensez-vous de l’idée que nous aurions des Veilleurs ; et des liens datant d’avant incarnation que nous pourrions avoir avec des entités ni humaines, ni… angéliques ?

    Merci pour votre transmission. Au plaisir de vous lire encore.
    Bonne chance !

    • Arnaud THULY
      Arnaud THULY Lundi 26 juin 2017 à 13 h 33 min - Reply

      Bonjour,
      « Mieux vaut-il donc accepter de ne pas en savoir plus, ou y aurait-il une autre alternative « 
      Si les dites entités ne se sont jamais représentées, je ne pense pas que vous puissiez en savoir davantage non, après si la question vous préoccupe c’est que certainement vous souhaiteriez en savoir plus, et c’est là que commence la quête du chercheur ^_^

      « Que pensez-vous de l’idée que nous aurions des Veilleurs ; et des liens datant d’avant incarnation que nous pourrions avoir avec des entités ni humaines, ni… angéliques ? »
      Je n’ai pas vraiment d’avis sur la question, tout dépend de ce que l’on entend par là. Qu’entendez-vous par veilleurs, et par liens avant incarnation?

      Au plaisir
      Arnaud THULY

  10. Jean Mercredi 4 avril 2018 à 14 h 34 min - Reply

    Bonjour Arnaud,
    - Je me permet une question concernant les entités, et dans ce sujet, car tu a écrit ci-dessus : « il n’y a pas forcément de différence de nature entre un Saint et un archange par exemple »
    - Et justement : Je m’intéresse depuis peu aux entités (histoire d’avoir une définition plus large que « divinités ») auxquelles on peut vouer un culte.
    - Et je me questionnais sur la classification :
    Lucifer et Lilith, par ex, sont considérés par certains comme des divinités, par d’autres comme des démons…
    - Donc les catégories divinités, anges, saints, et démons sont toutes plus ou moins bidons ? Genre : y a des entités, des égrégores, et puis basta.
    -J’ai lu que les divinités dites « chtoniennes » sont liés a/ ou constituées (?) d’énergie tellurique.
    Et les célestes » aux énergies cosmique.
    Est-ce que tu confirmes ? :) (ho pu…rée… je me relis : j’ai l’impression de faire un interrogatoire de police… désolé :))
    - Et enfin (ouf, je te laisse tranquille) une question, que je crains d’ailleurs être indiscrête… (auquel cas désolé).
    Je suis tombé, d’ailleurs en faisant cette recherche, sur un post de toi sur un forum je crois (ou ici) ou tu parlais d’Hécate.
    Tu précisais qu’elle est une des rares entités pour laquelle tu as un profond respect.
    Puis-je te demander quelles sont les autres ?
    Merci

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